Un citoyen algérien dit s’être fait humilier et tabasser au consulat d’Algérie à Paris.

Joint ce dimanche par téléphone par la rédaction d’Algérie-focus.com, le citoyen algérien, qui se dit victime des agents du Consulat d’Algérie à Paris, raconte : « J’ai été tabassé, jeudi passé, devant ma femme et mes trois enfants, au siège du consulat d’Algérie à Paris. On m’a humilié et on a pris mon argent’.

Dans une lettre publiée par le site d’information tamurt.info, pour dénoncer cette agression, ce citoyens algérien interpelle « les autorités et les associations pour mettre fin  à cette injustice ».

Il y raconte sa mésaventure, lorsqu’il s’est présenté le jeudi 14 août au siège du consulat d’Algérie à Paris, en compagne de ses trois enfants âgés de 8, 12 et 14 ans, ainsi que de sa femme pour retirer leurs actes de naissance 12S. « J’ai cru que la vie s’arrêtait et le ciel tombait sur la tête. Jamais je n’aurais cru à ce que nos représentants consulaires allaient me traiter ainsi », écrit-il dans sa lettre de dénonciation. Il raconte qu’il est arrivé au siège du consulat à Paris, à 9 H du matin, et a fait la queue comme tout le monde. Une heure après, il arrive au niveau de l’agent d’accueille qui lui signifie « de manière arrogante » qu’il faut venir le lendemain, à 5 H du matin.

Zoubir K refuse de quitter le Consulat sans le document qu’il est venu retirer. Il demande à voir les responsables du Consulat pour leur transmettre ses doléances. « C’est à ce moment qu’un agent sort de la loge pour me traiter de tout les noms d’oiseaux », témoigne-t-il. « Un autre agent est venu pour me traîner au fond de la loge, on m’a étranglé. Je me suis évanoui et quand je me suis réveillé, j’ai retrouvé du monde devant moi. Ils m’ont ramené de l’eau. Ma femme criait au scandale », se souvient-il. « J’avais dans la poche une enveloppe qu’on m’a confisquée. Elle contient des chèques libellés au nom de mon entreprise, et 2.700€ en espèce. Je voulais faire un dépôt à ma banque », précise encore ce mécanicien-garagiste, installé en région parisienne. A sa sortie, il est allé voir un médecin qui lui a prescrit 5 jours d’arrêt de travail suite à cette agression.

Aujourd’hui, Zoubir K. ne veut pas en rester là. Il dit vouloir saisir la justice pour obtenir réparation, malgré des tentatives d’intimidation. « Ils m’ont menacé de m’afficher dans les aéroports algérien, et que je risque un an de prison si j’ouvre ma bouche », dit-il. Il compte déposer plaint à Paris. « Il s’agit de ma dignité, j’irai jusqu’au bout dans cette affaire pour que plus jamais un algérien se fasse massacrer par les services consulaires de son pays, censés le protéger », écrit-il également dans sa lettre.

Nous avons essayé à maintes reprises de joindre, par téléphone, les services du consulat d’Algérie à Paris, mais nos tentatives sont restées vaines.

Arezki IBERSIENE

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