taxe-vehicule Sept milliards de dinars ont été engrangés, grâce à l’application de la taxe sur les véhicules personnels, au cours du 1er semestre 2009, a indiqué hier le Directeur général de la législation fiscale au ministère des Finances (LFMF).

Pour rappel, cette taxe a été mise en place depuis le 2 juillet 2008. «Sept milliards de dinars ont été engrangés par cette taxe durant la période allant du 1er janvier au 30 juin dernier au profit du Fonds national de développement des transports en communs», a indiqué Mustapha Zikara, lors d’une conférence de presse consacrée la Loi de finances complémentaire 2009 (LFC). En effet, lors du la mise en place de cette taxe, le ministre des Finances Karim Djoudi a déclaré que ces nouvelles mesures financières étaient nécessaires pour subventionner le coût de développement des transports publics, comme le tramway et le métro.

En fait, les concessionnaires sont contraints par la loi de s’acquitter d’une nouvelle taxe comprise entre 50.000 DA et 150.000 DA par véhicule neuf. Ils doivent également verser une taxe équivalente à un pour cent de leur chiffre d’affaires annuel. En fin de compte, ils répercutent ce coût supplémentaire sur les consommateurs, ce qui entraîne une hausse du prix des voitures. Par ailleurs, le DG de la LFMF a expliqué que la taxe qui vient d’être imposée aux véhicules de grosse cylindrée, oscillant entre 200.000 et 300.000 de DA, «ne concerne que ceux de plus de 2.500 cm3» et «n’est pas destinée aux citoyens modestes». La taxe a été étendue, a-t-il ajouté, aux engins et camions utilisés dans les travaux publics de plus de 8 tonnes. «Il s’agit, au fait, des véhicules appartenant à des entreprises industrielles pour lesquelles le paiement de cette taxe constitue une charge d’exploitation et vient en déduction de l’assiette de l’impôt sur les bénéfices des sociétés (IBS) ou de l’impôt sur les revenus global (IRG)», a-t-il expliqué. «En dépit de l’instauration de cette taxe le véhicule reste, en comparaison avec d’autres produits importés, nettement moins taxé (droits de douanes environ 15%)», a-t-il estimé, ajoutant que les prix des carburants en Algérie sont parmi les moins chers au monde.

La taxe toujours critiquée par les citoyens

Ce principe stipulant le développement des transports en communs par la taxation de la voiture individuelle a été très critiqué par les citoyens. De nombreux clients affirment ne pas pouvoir supporter ces nouvelles taxes. «Je regrette d’avoir vendu mon ancienne voiture», déclare F. Mehdi, qui a vendu sa vieille voiture et envisageait d’acheter un modèle plus récent. «Le prix des voitures neuves crève le plafond.» La classe moyenne, qui a souvent recours à des prêts pour acheter une voiture, est particulièrement frappée par ces nouvelles mesures. En outre, l’Association Algérienne des Concessionnaires Automobiles fait toujours part de son insatisfaction au regard d’une telle décision, et critiquant la nature unilatérale de la décision gouvernementale.

K.I.
Avec Le Financier

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