Tibhirine : l’Algérie veut auditionner des militaires français

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Réponse du berger à la bergère. À la France qui demande à auditionner des responsables algériens dans l’affaire Tibhirine, l’Algérie répond par une demande d’audition de responsables militaires français de l’époque des faits (1996).

Un responsable judiciaire algérien, cité par le journal El Watan, indique en effet que l’Algérie doit auditionner « les responsables des services secrets français de l’époque ». « Tout comme de l’autre côté on veut entendre une vingtaine de personnes pour savoir ce qui s’est passé entre le 26 mars et le 30 mai 1996, tout comme du côté algérien, il est important que le juge sache ce qui a pu se passer entre la DGSE et les auteurs de l’enlèvement », a en effet déclaré une source au journal francophone. Une réponse au juge français chargé de cette affaire, Marc Trévidic. Mieux, la partie algérienne veut jouer d’égal à égal avec la justice française. Les juges algériens ne veulent donc pas confier l’autopsie des corps à une partie française. « Toute la procédure d’autopsie et d’expertise sera assurée par une équipe de médecins légistes algériens » et « bien évidement le juge français assistera à toutes les étapes, sans aucun problème », ont assuré les mêmes sources.

Le juge français, Marc Trévidic, veut pouvoir venir en Algérie pour les suites de l’enquête sur la mort des sept moines de Tibhirine en mai 1996. Le meurtre a été revendiqué par le GIA (Groupe islamique armé), mais certains en France soupçonnent également « une bavure de l’armée algérienne ». Pourtant, des experts expliquent qu’une telle éventualité est impossible.

Kidnappés en mars 1996 à Tibhirine, sur les hauteurs de Médéa, les sept moins trappistes avaient été retrouvés, deux mois plus tard, assassinés près de Médéa. Seuls leurs corps ont été retrouvés et enterrés à Notre-Dame d’Afrique, à Alger.

Essaïd Wakli

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