Pour développer le transport maritime urbain, les autorités ont accordé 13 licences d’exploitation à des opérateurs privés. L’annonce a été faite par Mohamed Benboushaki, directeur des Ports et de la marine marchande au ministère des Transports et des Travaux Publics. Le responsable s’est exprimé, mercredi, lors de l’inauguration de la navette maritime Oran-Ain Turck.

Ces autorisations, qui concernent Oran (huit), Alger (trois) et Annaba (deux), portent sur le transport de voyageurs, la restauration en mer ou à quai et d’autres activités de plaisance. Les autorisations ont été délivrées par une commission spécialisée mise en place au ministère des Transports.

La ligne maritime Oran-Ain Turck, créée dans ce cadre, facture le trajet à 250 DA. Un prix relativement correct pour la saison estivale.

Sauf que cette politique peut avoir des limites. Les autorités ont ouvert, il y a quelques années, une navette maritime entre Alger et le Port de la Madrague, à Ain-Benian. Au bout de quelques jours, l’anarchie a pris place. L’opération a dûe être interrompue.

L’autre revers de la médaille est le risque de voir ces opérateurs privés imposer leur loi. C’est le cas des transporteurs terrestres privés qui agissent en toute impunité et n’hésitent pas à paralyser des villes dès que l’Etat tente d’imposer son autorité.

Or, dans toutes les grandes villes du monde –y compris dans les pays les plus libéraux- le transport est toujours assuré par une société publique qui, en cas de besoin, peut affréter des bateaux (ou des bus) chez des opérateurs privés. Même la ville de New-York n’échappe pas à la règle.

Rania Aghiles

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