L’assainissement du secteur des transports est un véritable chantier sans fin. Pratiquement, à chaque arrivée d’un nouveau ministre à la tête de ce département, à l’image de tant d’autres d’ailleurs, l’on annonce une nouvelle feuille de route pour en finir avec ‘les pannes’ qui immobilisent les Transports.

Perpétuant cette tradition, le nouveau ministre du secteur, M. Boudjemaa Talaï, a ainsi annoncé, hier mardi, la mise en place d’un plan national de transport à même d’améliorer les conditions de travail pour les professionnels et la qualité de service pour les usagers. « Il est impératif d’assainir le secteur », a déclaré le ministre lors d’une réunion avec les syndicats du transport routier, rapporte la Radio nationale sur son site Internet.

Pour ce faire, M. Talaï a énuméré une batterie de mesures. Il s’agit notamment de la révision des horaires et des destinations. Quant aux problèmes liés au cahier des charges des taxis, à la formation et à la surcharge de certaines dessertes très prisées que rencontrent les professionnels du secteur, le ministre a promis de les régler de manière progressive dans un cadre de dialogue et de concertation, ajoute-t-on de même source. « Les solutions, a-t-il indiqué, seront apportées progressivement, à travers le renforcement des moyens de contact entre les différents opérateurs dans le domaine du transport et ce, dans le cadre d’une démarche globale visant à assurer au citoyen un meilleur service ».

Dans le même ordre d’idées, le ministre a mis l’accent sur la nécessité d’un contrôle sanitaire pour les chauffeurs de transport public,  insistant sur la nécessité de les former ainsi que les receveur et les moniteurs d’auto-écoles. Il s’est également  engagé à œuvrer pour la détermination d’aires de stationnement des taxis dans les villes et le réaménagement des gares routières qui ne satisfont plus aux exigences du moment. Il a, en outre, décidé du lancement d’un document administratif, devant permettre aux chauffeurs de taxis de continuer à exercer en cas de décès des ayants droits de ‘la licence moudjahid’, actuellement condition sine qua non pour l’exercice de ce métier.

Reste maintenant à savoir si cet énième plan sera non seulement mis en application, mais surtout s’il permettra d’atteindre les objectifs escomptés, ou il demeurera juste au stade d’annonce.

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