L’Algérie tente de rassurer ses partenaires étrangers quant au risque d’annulation de certains projets pour cause de «restrictions budgétaires» induites par la chute des revenus des hydrocarbures.

Depuis Madrid en Espagne, un responsable du ministère des Travaux publics, Hakim Mahiouz en l’occurrence, a affirmé aux hommes d’affaires espagnols qui l’ont interrogés sur le sujet, qu’aucun projet relevant de son département, notamment ceux liés au «développement des routes et  autoroutes ainsi que les infrastructures portuaires et aéroportuaires», ne sera annulé. Ce responsable s’exprimait à l’occasion d’une rencontre d’affaire organisée par le Forum des chefs d’entreprises (FCE) et la Confédération espagnole des entreprises (CEOE). «Nous ne lançons pas un projet s’il n’a pas une couverture financière. Tous les projets inscrits ne seront pas arrêtés», a déclaré celui-ci.

Il faut signaler que de plus en plus de responsables avertissent ces derniers temps contre le maintien de la logique dépensière de l’Etat. C’est le cas principalement d’Ahmed Ouyahia, chef de cabinet à la Présidence de la République, qui a déclaré récemment, que les choses vont plutôt mal pour ce qui est de l’économie nationale. Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, avait, pour sa part, instruit les différents membres du gouvernement de «rationaliser» les dépenses.

Néanmoins, sur le terrain, les différents projets sont maintenus. Les plus hautes autorités du pays ne veulent pas donner l’air de paniquer face à cette situation. Seulement, il est fort à parier que, tôt au tard, les choses vont changer. A moins que le baril ne reprenne les chemins qui montent.

Elyas Nour

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