Les islamo-conservateurs algériens, ce courant en vogue dans notre société et qui tente coûte que coûte de l’anesthésier, constitue plus que jamais une menace pour l’avenir de notre pays. Alors qu’ils se présentent comme des hérauts de l’identité nationale, ils sont, en réalité, la source de toutes les polémiques qui divisent les Algériens. 

Ils sont hermétiques à toute forme de diversité. L’harmonie, à leurs yeux, n’existe que dans la domination arbitraire de leur idéologie. Leurs violentes campagnes orchestrées contre la ministre de l’Education, Nouria Benghabrit, témoignent d’une haine incommensurable. Les moult dérapages ayant jalonné ces opérations de propagende ont choqué les Algériens. Des enfants ont été instrumentalisés, manipulés pour insulter, diffamer et porter atteinte à la dignité d’une femme, l’accusant tantôt de sionisme, tantôt de collusion avec des puissances étrangères.

Une haine nauséeuse qui rappelle les pires idéologies totalitaires. Toutes ces attaques obéissent à un objectif avoué et assumé publiquement : celui de maintenir la domination outrageante de la langue arabe alors que la société algérienne connaît une impressionnante diversité linguistique. Et pourtant, la langue d’El Moutanabi rayonne dans notre pays. Aucune entreprise destinée à limiter son usage n’a jamais été observée. Des budgets conséquents sont octroyés pour financer l’éditions de livres dans cette langue. L’arabisation du pays a bénéficié de tous les avantages. Qu’est-ce qui inquiète tant nos islamo-conservateurs ?

L’apprentissage des langues étrangères comme le français et l’anglais alimente les cauchemars de ces esprits rétrogrades. Pour la simple raison que ces langues permettent à nos compatriotes de s’ouvrir sur le progrès et l’émancipation. Et ils voient dans cette émancipation la fin de le leur mainmise idéologique sur la société. Ces islamo-conservateurs ne disent jamais que mêmes les pays du Golfe, les centres du conservatisme le plus rétrograde, s’ouvrent sans aucune gêne aux langues occidentales et leurs systèmes éducatifs.

Nos islamo-conservateurs, si habiles à s’en prendre aux laïcs et aux libres penseurs, ne reconnaissent jamais que leurs modèles sacralisés, comme Erdogan, entretiennent des relations privilégiés avec Israël. Le Premier ministre islamiste turc ne cesse de consolider ses relations avec l’entité sioniste que nos islamistes instrumentalisent régulièrement pour salir la réputation de leurs adversaires. Ils prétendent défendre des convictions là où ils exécutent des plans machiavéliques. Ils prétendent défendre leur foi là où ils tentent uniquement de protéger leurs intérêts politiques.