Les derniers affrontements qui ont provoqué la mort de trois personnes et des dizaines de blessés à Ghardaïa ont fait réagir des associations et personnalités politiques.

La première réaction est venue de la DGSN (Direction générale de la sûreté nationale) qui a décidé de diligenter une enquête. « Après avoir été alertée samedi, la Police a mobilisé ses services et  dépêché sur place une équipe de la Police criminelle accompagnée d’éléments  de la Police scientifique et technique pour effectuer un constat de décès à  l’hôpital local en informant le parquet chargé de l’enquête », précise le communiqué de la DGSN, repris par l’APS. « Dans l’attente des conclusions préliminaires du médecin légiste, la  police poursuit son enquête pour déterminer les causes des décès », a indiqué  le directeur de la Communication et des relations publiques à la DGSN, le Commissaire  divisionnaire Djilali Boudalia qui a précisé que « les brigades de recherches  et d’investigations (BRI) relevant de la DGSN continuent d’auditionner les témoins  pour faire toute la lumière sur les causes de ces décès ».

Le premier ministre par intérim, Youcef Yousfi, lui, a promis une visite ministérielle pour régler les problèmes inhérents à la région. « Dans les jours qui viennent, les ministres concernés se déplaceront à Ghardaïa pour s’occuper de ces questions afin que vous ne vous préoccupiez que du développement économique de la région », a promis le premier ministre, cité par l’AFP.

De son coté, Le Parti de la Liberté et de la justice (PLJ) appelle les sages de la région à la retenue, tandis que la Ligue algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme (LADDH) met en cause la responsabilité du wali, le ministre de l’Intérieur, le DGSN et les responsables locaux qu’elle appelle à la démission.

A rappeler que le premier ministre a reçu deux délégations d’élus et de notables de la région, reçues séparément. 

Essaïd Wakli