cargo Un bateau qui était en route pour l’Algérie a été attaqué par des pirates sur les eaux territoriales suédoises. Il est porté disparu jusqu’à présent. Il s’agit du navire battant pavillon maltais, Arctic Sea dont l’équipage composé d’une quinzaine de marins russes a été agressé et ligoté. L’attaque a été perpétrée entre les îles suédoises d’OEland et de Gotland dans la mer Baltique par le groupe qui s’est présenté comme étant des gardes-côtes. Des recherches ont été lancées par l’armée de mer russe et le service fédéral de sécurité (ex-KGB) pour retrouver ce bateau. Ce dernier exploité par l’entreprise Oy Solchart Management AB, avait quitté le port finlandais de Jakobstad (Pietarsaari) le 22 juillet dernier et devait accoster au port de Béjaïa le 4 août dernier. Construit en 1991, il peut transporter jusqu’à 4.706 tonnes de marchandises.

Le groupe finlandais Stora Enso Oyj, le plus grand papetier d’Europe, avait une cargaison de bois d’œuvre évalué à 1,3 millions d’euros sur le navire. Le navire transportait également des produits de bois de sciage de la même société. La police suédoise préfère rester silencieuse sur l’acte de piraterie contre un navire de fret. Les pirates se seraient trompés de navire dans la nuit, selon des conjectures avancées par la presse suédoise. Les assaillants ont perquisitionné le cargo pendant 12 heures avant de repartir sans rien emporter. L’Arctic Sea a repris la route. Cependant, le 28 juillet, la liaison avec le cargo a été interrompue alors qu’il se trouvait à proximité du littoral atlantique du Portugal.

Intenses recherches

Le commandement des forces navales russes n’exclue pas que des bâtiments de guerre de la Flotte de la mer Noire puissent être associés à la recherche du cargo Arctic Sea battant pavillon maltais et de son équipage russe disparus dans l’Atlantique. «Quatre bâtiments de guerre rattachés à la Flotte russe de la mer Noire font actuellement route dans la région de Gibraltar. Dans quelques jours ils passeront au large des côtes portugaises. Il n’est pas exclu qu’ils reçoivent l’ordre d’explorer la région où le dernier échange de messages avec l’Arctic Sea a eu lieu», a rapporté un responsable au sein de la marine russe à l’agence d’informations du même pays Ria Novosti. L’Algérie est donc pour la première fois touchée indirectement par la piraterie moderne qui prend des proportions inquiétantes.

Les pirates somaliens avaient ouvert le bal en squattant le Golfe d’Aden. Plusieurs bateaux avaient été attaqués et certains n’ont été libérés qu’après payement d’une rançon avant que différents pays ne décident de prendre des mesures communes pour lutter contre ce phénomène qui empoisonnait le secteur de transport maritime. D’autant plus qu’il s’agit d’une région incontournable. L’Algérie craignait surtout pour ses méthaniers transportant ses exportations de GNL et qui passent souvent par le Golfe d’Aden. Fort heureusement, il y a eu plus de peur que de mal.

Y.I.
Avec Le Financier

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