Evasion médicale de Bouteflika puis de Sidi Said, mouvements sociaux de médecins, la problématique de la santé en Algérie est définitivement sur le devant de la scène médiatique ces derniers jours.

La grève organisée par l’Intersyndicale de la santé a été largement suivie par le personnel des centres de soin d’Alger. La mobilisation de trois jours a débuté ce lundi matin et devrait se poursuivre jusqu’au 8 mai, date à laquelle un rassemblement est prévu devant le ministère de la Santé, situé dans la capitale algérienne.

La grève a été suivie à l’échelle nationale selon le Dr Lyes Merabet, président du Syndicat national des spécialistes de la santé publique (SNPSP), qui avance même un taux de suivi de 80%. Bien que de nombreux centres de soins aient suivi le mouvement social, les consultations médicales les plus urgentes ont été assurées.

Dans un entretien accordé hier à TSA-Algérie, le Dr Lyes Merabet  a détaillé les raisons de la protestation débutée aujourd’hui avec l’Intersyndicale de la santé. La révision du statut des praticiens, dont la mise en œuvre traîne depuis deux ans, ainsi que « des corrections au niveau du régime indemnitaire, le respect des libertés syndicales et du droit de grève et l’amélioration des conditions de travail » sont réclamées.

La seule réponse du gouvernement à ces grèves, pour le moment, a été l’annonce d’un communiqué à venir, selon l’APS qui a contacté le ministère de la Santé.

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