Des employés de la SNTF, pour la plupart des mécaniciens, mènent depuis ce mardi matin un mouvement de grève à l’intérieur de la gare de Hussein Dey, à Alger, pour dénoncer une « signalisation défectueuse », en cause, selon eux, dans le déraillement d’un train, survenu dans cette même gare le 5 novembre dernier.

Les voyageurs de la SNTF ont été surpris ce matin dans les gares de la wilaya d’Alger par le mouvement de grève lancé, spontanément, ce mardi par des employés de l’entreprise publique. Le mouvement est porté essentiellement par les mécaniciens au niveau de la gare de Hussein Dey à Alger, a-t-on appris de source sûre. « Ils occupent leur poste mais ils ne travaillent pas », confie un employé non-gréviste, qui préfère témoigner sous couvert de l’anonymat.

En conséquence, le « trafic régional est totalement perturbé » ce mardi, indique l’employé.

Ils dénoncent une « signalisation défectueuse » au niveau de la gare de Hussein Dey, à Alger, qui est, selon ces grévistes, en cause dans le déraillement d’un train, survenu le 5 novembre dernier dans cette même gare. Pour ces employés mécontents de la SNTF, la responsabilité de cet incident ne doit pas incomber au chauffeur seul, un défaut de signalisation est également à l’origine du drame.

Pour rappel, le déraillement d’un train, survenu le 5 novembre dernier, a tué une femme âgée de 55 ans et blessé plusieurs dizaines d’autres voyageurs. Une enquête diligentée par le ministère des Transports est en cours. Selon les premiers éléments de cette enquête, l’incident est dû à une « erreur humaine« . Au moment de l’accident, la vitesse du train était trop élevée, ce qui pointe du doigt la responsabilité du chauffeur du train.

Les grévistes, qui refusent pour l’heure de reprendre le travail, ont été convoqués par la direction générale de la SNTF, indique la même source. Ils devront rencontrer le directeur général de la SNTF dans la journée, ajoute cet employé de la SNFT.