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Il y a tout juste 20 ans, le 30 janvier 1995. Une voiture, bourrée d’explosifs, explose au passage d’un bus. L’attentat kamikaze fait une quarantaine de morts et plus de 300 blessés. C’est l’ouverture d’un nouveau cycle de violences dans un pays déjà meurtri par près de 3 ans de terrorisme. Un attentat kamikaze que les Algériens n’oublieront jamais. Une blessure qui n’a toujours pas été cicatrisée. 

Cet attentat, revendiqué par des proches du FIS, notamment Anouar Heddam, marque à jamais l’histoire de l’Algérie. De nombreux citoyens gardent encore les images de ces visages ensanglantés ou encore ces corps déchiquetés. L’attentat était tellement abominable que le Président de la République de l’époque, Liamine Zeroual, en avait pleuré devant les caméras de la télévision algérienne. Cet acte barbare avait plongé le pays dans l’émoi et la peur.

Cet attentat a démontré à la face du monde l’atrocité du terrorisme qui sévissait à ce moment-là en Algérie. Le pays vivait dés lors l’épisode le plus funèbre de son histoire contemporaine. Ce drame avait été suivi par une série de tueries et de massacres collectifs. Mais autres temps, autres mœurs. 20 ans avant « Charlie Hebdo », les Algériens avaient déjà goûté à la barbarie terroriste. L’Algérie a payé un lourd tribut. Mais une dizaine d’années après, le pouvoir de Abdelaziz Bouteflika a « presque pardonné » aux tueurs de ces innocents. Ce souvenir est resté vivace. Le manque de soutien de la communauté internationale restera aussi un souvenir marquant. L’Algérie a pleuré, souffert, mais elle s’est aussi reconstruite pour surmonter ses malheurs. Elle se libérera définitivement de ses traumatismes le jour où ses bourreaux répondront de leurs crimes.

Avec Essaïd Wakli

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