La débandade qui caractérise tous les aspects de la vie nationale, notamment ces deux dernières décennies, n’épargne pas l’environnement. Rien n’échappe aux assauts de la pollution. La belle plage de Surcouf, à l’est d’Alger, est à ce titre un exemple parlant. Située en aval de la zone industrielle de Rouiba, elle est devenue le réceptacle de ses rejets toxiques.

L’activiste écologiste Amar Adjili a publié sur sa page Facebook une vidéo qui me’t en relief l’ampleur de la pollution au niveau de la plage Surcouf, dans la commune d’Aïn Taya, à l’est d’Alger.

On y voit clairement une mousse épaisse qui se forme au gré des vaguelettes qui caressent le rivage. Fruit des rejets chimiques émanant de la zone industrielle, il va sans dire que cet état de fait fait peser de graves périls sur la santé humaine et sur l’équilibre de la biodiversité marine.

Pourtant, des panneaux installés aux abords de cette plage indiquent qu’elle est ouverte à la baignade. Ce qui laisse supposer que les analyses de l’eau ne sont pas correctement effectuées par les services concernés.

  1. Notons qu’Amar Adjili est un activiste écologique qui n’hésite pas à mettre la main à la pâte à travers des opérations de nettoyage largement saluées sur les réseaux sociaux. D’ailleurs, son engagement n’est pas toujours de tout repos. Il a eu, à maintes reprises, mal à partir avec diverses autorités qui n’apprécient pas d’être démasquées quant à leur impacte négatif sur l’environnement.

 

R.I.

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