Avec amertume et tristesse, l’artiste algérienne Fella Ababsa, félicite le peuple algérien à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire  de la révolution algérienne. Fella accuse, dans une vidéo postée sur YouTube, hier samedi 1er novembre, le régime algérien en place de vouloir «clochardiser les artistes algériens » et les écarter de la scène artistique.

 « Je ne suis pas la fille d’un harki. Je suis Fella Abdelhamid Ababsa. Je suis la fille de cette nation et je suis triste de constater que le système algérien a clochardisé ses artistes, les poussant à se réfugier dans d’autres pays ». C’est en ces termes que la célèbre chanteuse algérienne Fella Ababsa a décrit, dans une vidéo postée sur Youtube, hier samedi, le mépris qu’elle vit dans son propre pays.

https://www.youtube.com/watch?v=D5JzzFcU-Cs

Pleurant de chaudes larmes, la chanteuse qui a déclaré avoir refusé à maintes reprises plusieurs nationalités étrangères, accuse les décideurs et les responsables du ministère de la culture en Algérie de  «vouloir l’écarter et lui nuire ». S’adressant à la ministre de la Culture Nadia Labidi, l’artiste qui a marqué son attachement à son pays par son important répertoire de chansons et sa présence, chaque fois, lors des célébrations événements nationaux, souligne que la médiocrité demeurera «tant que la ministre ne change pas son équipe puisque ceux qui sont en place détruisent l’image de l’Algérie ». «Je refuse  que l’Algérie me rende hommage après ma mort car c’est là où j’ai le plus souffert », a-t-elle dit.

La fille du grand poète, musicien et chanteur algérien Abdelhamid Ababsa, interpelle enfin le Premier ministre Abdelmalek Sellal et l’implore de ne pas «enterrer les artistes algériens et de leur permettre de travailler dignement pour gagner leur vie ». « Laissez-moi mourir dans mon pays, laissez-moi chanter pour l’Algérie. Chanter est tout ce que je peux faire pour gagner ma vie, alors laissez-moi servir l’Algérie à ma manière et cessez de nous mettre des bâtons dans les roues ». Voilà le dernier appel que Fella a lancé aux hauts responsables de l’Etat à l’occasion du 60e anniversaire de la révolution algérienne.

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