Abdelmalek Boudiaf ministre Santé

«J’ai un sérieux problème avec la santé dans la wilaya de Constantine. Vous ne faites pas votre travail. Vous êtes des bras-cassés. Vous êtes en train de faire du sabotage. Si les patients voient comment vous travailler, vous serez ‘’corrigé’’». C’est avec ces termes peu amènes et qui traduisent une colère certaine que le ministre de la Santé et de la Réforme hospitalière Abdelmalek Boudiaf, a relevé de ses fonctions le directeur de l’hôpital Didouche-Mourad, à Constantine, lors d’une visite surprise, dimanche dernier.

 La vidéo a fait le buzz sur les réseaux sociaux et a suscité un véritable débat sur la mauvaise gestion des projets lancés par le ministère de la Santé et de la Réforme hospitalière. La vidéo montre un ministre de la santé dans tous ses états et qui ne comprend pas pourquoi les travaux d’un projet lancé en 2012 demeurent encore inachevés.

C’est dimanche dernier, à Constantine, à l’occasion d’une visite surprise à l’hôpital Didouche-Mourad que le ministre a pris la décision de relever de ses fonctions le directeur de cet hôpital. M. Boudiaf n’a pas dissimulé son exaspération vis-à-vis de la situation prévalant dans cet ex-hôpital militaire, notamment pour ce qui est des travaux de réhabilitation et de réaménagement lancés en 2012. Faisant preuve de fermeté face au retard accusé dans ce projet qui dure depuis plus de quatre ans, M. Boudiaf a exigé de retirer le projet à l’entreprise à laquelle il a été confié depuis 2012 et le confier à une autre plus qualifiée en mesure de terminer les travaux. «Ils ne veulent pas travailler, ce sont des bras casser, il faut les suspendre. Donnez le projet à une autre société qui travaillera sérieusement, fera du bon travail et rattrapera le retard», a déclaré le ministre mécontent.

S’adressant au directeur de la santé de la wilaya de Constantine, le ministre lui a reproché son manque de suivi du projet, le menaçant de prendre des décisions fermes le concernant, s’il ne s’appliquait pas à accomplir son travail convenablement.

Nourhane S.

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