Fouad

Le Maracana lui a décerné le prix de meilleur commentateur de la radio nationale depuis l’indépendance du pays à ce jour.

Fouad par ci, Fouad par là, le commentateur du service des sports de la chaîne I de la radio nationale et collaborateur à Ech’Châab ne laisse personne indifférent par ses diatribes chaleureuses et son verbe facile. C’est que le sympathique Fouad qui ne se prend nullement la tête malgré les 40 années d’exercice du métier de commentateur sportif, demeure aussi fougueux qu’à ses débuts malgré le poids de l’âge. De bonne humeur, il surprend souvent son monde par l’ambiance particulière avec laquelle il se distingue aussi bien quand il tient le crachoir pour relater tous les détails d’une rencontre que lors de conférences de presse où les confrères présents en masse deviennent, parfois malgré eux, spectateurs d’un professionnel qui tient, en quelque, la tête d’affiche. « Chaque journaliste a sa touche personnelle de poser des questions. Peut-être que je me distingue par le fait que dans ma tête je me dis : ou je suis présent ou je ne le suis pas. Au lieu de rester à écouter seulement, je préfère, pour ma part, poser mes questions jusqu’à satisfaction totale des réponses fournies ». C’est donc sans surprise, même si surprise il y a dans la manière de faire, que son déterminisme, sa passion, et son talent de professionnel ont été récompensés par notre confrère Le Maracana qui, après sondage, lui a décerné le prix de meilleur commentateur de la radio nationale depuis l’indépendance du pays à ce jour. Il en était tout retourné ce jour là car se rendant au Sheraton Hôtel pour couvrir le classique forum de Maracana.

Un homme de culture

Bien que versant dans le commentaire sportif, Fouad Bentaleb est, avant toute chose, un homme de culture. D’abord, de par sa formation initiale en lettre arabe qu’il a enseigné au clos-Salembier puis promu directeur d’une école primaire d’Alger. Ensuite, du fait même qu’il a bénéficié de 1957 à 1960 des enseignements prodigués par Tahar Fodallah, l’un des doyens de la culture Algérienne qui versait dans le théâtre amateur plus particulièrement.

« C’est lui qui m’a initié au théâtre en m’emmenant à la salle Ibn Khaldoun« . Enfin, par effet d’entraînement (au sens sportif et culturel du terme) Fouad entre de pleins pieds à la télévision Algérienne pour camper différents rôles d’acteurs et/ou de figurants dans une trentaine de films et autres feuilletons nationaux.

Citons entre les plus connus des téléspectateurs de notre « Unique » comme on aime à l’appeler ici, « El Michoir I et II », « Hanane Imra’a », et « El-Badhra I et II ». Et c’est loin d’être fini, car en ce moment même, il prend part au tournage du film qui retrace le parcours syndical de Aissat Idir.

Très respectueux envers ses semblables et plein d’allant, l’enfant chéri de l’antique Sétifis n’a pas manqué de saluer son équipe favorite les « Aigles noirs » de l’Entente de Sétif et à laquelle il souhaite d’autres sacres nationaux et internationaux au même titre que l’équipe nationale qui met un pied au mondial qui aura lieu en Afrique du sud. Peut-être bien qu’on aura l’occasion d’entendre sa voix si envoûtante tout autant bruyante…

Rabah DOUIK

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