Le directeur des assurances au niveau de la Caisse nationale de mutualité agricole, CNMA, évoque, dans cet entretien accordé à «Algérie-Focus.Com», comment se fait le développement de l’assurance agricole en Algérie. Benhabiles Chérif estime que ce secteur reste à développer puisqu’il n’exploite que 4% de ses capacités d’assurance.

La CNMA organise de plus en plus de rencontres périodiques et régionales avec le monde agricole et rural, est-ce une nouvelle approche de la Caisse pour reconquérir des parts de marché ?

Nos rencontres régionales s’inscrivent pleinement dans notre politique de rapprochement avec le monde rural. Ça a toujours été le cas et ça l’est d’avantage depuis près de deux ans avec l’objectif affiché de sensibiliser les agriculteurs et les inciter à aller vers l’assurance ainsi que les informer des nouveautés qu’élaborent la CNMA.
A ce propos, il est utile de signaler que la CNMA a confectionné des produits d’assurance destinés exclusivement au monde rural afin de protéger le revenu de cette catégorie et leur offrir un cadre de travail serein, sans se soucier des aléas quels qu’ils soient. Nos assurés sont désormais dédommager de façon efficace et rapide et peuvent désormais travailler sans se soucier des risques de sinistres.

Nous essayons aussi de sensibiliser les agriculteurs sur l’importance de l’assurance qui est toujours pensée comme une simple procédure administrative alors qu’elle devrait être perçu comme un acte économique d’autant plus que la CNMA offre une garantie de solvabilité auprès des banques intervenant dans le secteur agricole.


Justement, sur ce registre, quelle est la proportion des éleveurs et agriculteurs assurés ?

Ce que je peux vous dire c’est que le taux de d’assurance agricole est en constante amélioration bien que nous soyons encore loin de nos potentialité. Actuellement, nous n’exploitons que 4% de nos capacités d’assurance agricole d’où notre approche de communication ciblée en direction du monde agricole.

Mis à part l’activité d’assurance, comment la CNMA participe-t-elle au développement du monde rural ?

Comme vous le savez, la CNMA est une mutualité et c’est ainsi que nous procédons. Sur le plan de l’assurance nous avons mis en place des produits adaptés à chaque filière comme l’assurance sécheresse pour les produits céréaliers et les assurances tous risques pour les différents type d’élevage. Nous envisageons aussi plusieurs projets coopératifs pour développer la filière lait à Kenchela, l’élevage ovin à Djelfa et la culture de dattes à Biskra ainsi que plusieurs autres projets coopératif en collaboration avec les agriculteurs et dans le respect des spécificité de chaque région.

Ne pensez-vous pas que la CNMA est désavantagée par rapport au autre compagnies d’assurance puisque votre statut ne vous permet pas de vous lancer dans la banque-assuarnce et donc vous rapprocher encore plus de vos clients ?

Effectivement, la CNMA est une mutualité et de ce fait son statut lui interdit la banque-assurance et le recours au courtage ce qui peut être considéré comme un handicap. Nous avons entrepris plusieurs démarches afin que notre statut soit revu afin que nous puissions diversifier nos offres et renforcer notre présence. Nous espérons avoir du nouveau bientôt.

Entretien réalisé par Yasmina B.

Originally posted 2011-08-07 10:42:51.

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