Mounia Bedda est une jeune athlète malheureuse. Agée de 17 ans et originaire de la localité de Oued Taga, de la wilaya de Batna, celle-ci a été tous simplement écartée à la dernière minute de la liste de la sélection nationale cadette de cross-country scolaire qui a pris part, à la fin de la semaine passée, aux championnats du monde de la discipline qui se sont déroulés à Paris en France.

L’athlète s’était pourtant déplacée à Alger, accompagné de son entraineur, la veille du départ de l’équipe nationale en France, composée de 12 garçons et autant de filles. C’est durant la soirée qu’elle avait été informée qu’elle n’allait finalement pas voyager en France, elle qui s’était préparée pour le déplacement (préparation sportive, formalité de visa…).

Elle avait été remplacée par une autre athlète. Mounia Bedda avait pourtant arrachée sa qualification pour cet événement en prenant part à plusieurs compétitions nationales. Ella même participée aux stages de préparation pour l’événement.

Sur le site Internet de la fédération internationale du sport scolaire, organisatrice de la compétition, on voit bien que le nom de la jeune athlète est inscrit sur la liste de la sélection algérienne fille, avec ses six coéquipières.

Sauf qu’au final, dans les résultats, il n’y a que cinq participantes à la compétition. Celui de Mounia, bien évidemment, avec Ghania Rezzik, n’y figurent pas. Pour le père de l’athlète, il s’agit d’une injustice. A cet effet, il a réclamé l’intervention des ministères, de la Jeunesse et des Sport, et de l’Education Nationale pour que sa fille soit rétablit dans ses droits.

Elyas Nour

Une athlète cadette de Batna remplacée par une «pistonnée» pour les championnats du monde de cross-country
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