L'Organisation algérienne pour la protection et l'orientation du consommateur et son environnement (APOCE) veut contraindre l'Agence d'amélioration et de développement du logement (AADL) et l'Entreprise nationale de la promotion immobilière (ENPI) à établir des contrats en bonne et due forme avec tous les bénéficiaires des logements des deux formules, location-vente, ou ce qui est communément appelé AADL, et LPP (logement promotionnel public). Lors d'une conférence de presse tenue hier à Alger, le Président de cette organisation, Mustapha Zebdi, a appelé le ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de la ville, Abdelwahid Temmar, à agir pour que ces deux entités étatiques respectent la règlementation en vigueur. Les souscripteurs de ces deux formules s'acquittent périodiquement des montants de tranches du prix de leurs logements alors qu'ils ne sont signataires d'aucun contrat. L'APOCE veut que des actes de souscription préalable soient établis. Un document qui contiendrait toute les informations relatives au logement y compris le prix précis du mètre carré et la date de livraison. Il faut noter que cette organisation a déjà pris attache avec les associations des demandeurs de logements AADL et LPP pour un dépôt collectif d'une plainte. Ni l'AADL ni l'ENPI n'ont pour l'instant réagis. En dernier lieu, l'APOCE a demandé aux bénéficiaires des logements AADL de poursuivre en justice l'Agence si des "malfaçons" sont constatées dans leurs logements.

Elyas Nour

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