Le Recteur de la Mosquée de Paris Suscite la Colère en Algérie : Des Appels à la Destitution S’intensifient

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Le Recteur de la Mosquée de Paris Suscite la Colère en Algérie : Des Appels à la Destitution S'intensifient

Alger, le 20 novembre 2023 – Chems-Eddine Hafiz, le recteur de la Grande Mosquée de Paris, se trouve au cœur d’une controverse en Algérie, suscitant l’indignation croissante de nombreux citoyens. Ses récentes déclarations lors d’une émission sur BFMTV, aux côtés du grand rabbin de France, Haïm Korsia, ont provoqué un véritable tollé. Les propos tenus par Hafiz ont déclenché une vague de mécontentement, atteignant un point de non-retour, avec des appels de plus en plus forts à sa destitution.

Des Déclarations Polémiques

Le recteur de la Mosquée de Paris a déclaré qu’il luttait pour que l’antisémitisme « ne passe pas par les mosquées françaises », ajoutant qu’il trouvait anormal qu’un musulman soit antisémite. Ces paroles ont été vivement critiquées pour leur incohérence avec la position officielle de l’État algérien, du peuple algérien, des musulmans de France, et de tous ceux qui soutiennent des causes justes dans le monde.

Abdelouahab Yagoubi, membre de la Commission des affaires étrangères, de la coopération, et de l’émigration à l’Assemblée populaire nationale (APN), a exprimé son désaccord. Il a souligné que les propos de Chems-Eddine Hafiz sont en contradiction avec les valeurs et les principes de l’État algérien.

De plus, le député de Paris, Mohamed-Amine Mabrouki, membre de la Commission de l’éducation et des affaires religieuses, a également critiqué la position de la Mosquée de Paris, la qualifiant d’incompatible avec l’honneur de l’État, du gouvernement et du peuple algériens. Les élus ont demandé des explications au gouvernement, remettant en question la nature de cette position qui semble diverger des déclarations officielles de l’État algérien.

Réactions en France

La communauté algérienne en France a également fait part de son désarroi face au comportement du recteur de la Mosquée de Paris. Ils estiment que ses actions mettent en péril le solide soutien du peuple et de l’État algériens à la cause palestinienne. Leur inquiétude a été exacerbée par la signature d’une convention entre le Conseil supérieur de la jeunesse et la Grande Mosquée de Paris. Selon eux, cette convention pourrait potentiellement compromettre la sécurité de l’Algérie.

Ils avancent également que Chems-Eddine Hafiz est sous l’influence du lobby sioniste, une affirmation corroborée par le grand rabbin de Paris. Ce dernier a révélé qu’il était en contact quotidien avec le recteur de la Mosquée de Paris depuis un putsch manigancé avec son acolyte, Mohamed Ouanoughi, en janvier 2020.

Le désaccord entre les déclarations de Chems-Eddine Hafiz et la position officielle de l’État algérien est jugé inacceptable par de nombreux citoyens. Ils estiment que le recteur de la Mosquée de Paris va à l’encontre des valeurs fondamentales de l’Algérie.

Face à cette situation préoccupante, les députés ont interpellé le gouvernement algérien pour obtenir des explications sur la position de la Mosquée de Paris. Ils ont exprimé leur désir d’éclaircir la nature de cette position, qui semble être en désaccord avec les déclarations officielles de l’État algérien.

La Commission de l’éducation et des affaires religieuses, représentée par le député Mohamed-Amine Mabrouki, a rejoint cette démarche en exprimant son inquiétude quant à la position de la Mosquée de Paris, financée avec les fonds du peuple algérien. Ils estiment que cette situation est en contradiction avec l’honneur de l’État, du gouvernement et du peuple algériens.

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