La France a officialisé son retrait militaire du Mali au terme de neuf ans de présence sur ce territoire.  

« En raison des multiples obstructions des autorités de transition maliennes, le Canada et les états européens opérant aux côtés de l’opération (française) Barkhane et au sein de la Task Force Takuba estiment que les conditions ne sont plus réunies pour poursuivre efficacement leur engagement militaire actuel […] au Mali et ont donc décidé d’entamer le retrait coordonné du territoire malien de leurs moyens militaires respectifs dédiés à ces opérations », soulignent-ils dans une déclaration conjointe ce jeudi matin.

« Nous ne pouvons pas rester engagés militairement aux côtés d’autorités de fait dont nous ne partageons ni la stratégie ni les objectifs cachés », a expliqué le président français Emmanuel Macron, lors d’une conférence de presse aux côtés des présidents sénégalais, ghanéen et du Conseil européen.

Et d’ajouter que les autorités maliennes actuelles font appel aux services de « mercenaires de la société [russe] Wagner » à laquelle il a prêté des « ambitions prédatrices ».

Le retrait des forces françaises du Mali ne signifie, cependant pas, le départ des militaires français du vaste territoire du Sahel. Le président français a, d’ailleurs, exprimé le souhait de la France et de ses alliés de « rester engagés dans la région » sahélienne et « étendre leur soutien aux pays voisins du golfe de Guinée et d’Afrique de l’Ouest ».

Un redéploiement justifié par une volonté de la France de contenir la menace jihadiste.

Il est à noter que l’armée française était présente au Mali depuis 2013, dans le cadre l’opération Barkhane, pour laquelle on a déployé des milliers de soldats. L’objectif annoncé : luter contre le terrorisme.

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