La réforme de la justice avance sur plusieurs fronts, selon le ministre de la Justice, garde des Sceaux, M.Tayeb Louh. Il a même laissé entendre que la profession de juge serait ouverte aux diplômés d’autres filières. 

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux M. Tayeb Louh a annoncé, avant-hier en marge de l’installation du président et du procureur général de la Cour d’Aïn-Defla, que le projet d’une banque nationale de données qui relierait grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication toutes les structures de la justice et qui permettrait au justiciable d’éviter bien des tracasseries, sera bientôt lancé. «Le citoyen ne sera plus obligé pour avoir un document donné, de renouveler à chaque fois un dossier qu’il a déjà déposé par le passé pour le même motif», a-t-il souligné. La formation des juges et des greffiers est l’autre volet de cette réforme. «Le rapprochement de la justice du citoyen ne signifie pas la construction d’infrastructures, mais également la désignation de juges et de greffiers compétents à même de fournir des services de qualité aux citoyens», a-t-il noté. 

Ainsi, l’accès à l’Ecole de la magistrature qui forme les juges sera élargi aux diplômés dans des spécialités proches du droit. Une commission a été mise en place pour en trouver le cadre réglementaire adéquat. «Les textes organisationnels régissant le fonctionnement de cette école seront révisés de manière à fédérer d’autres compétences scientifiques susceptibles d’encadrer les étudiants-juges et assurer la formation continue aux juges en service et, éventuellement, élargir les conditions d’accès à l’Ecole supérieure de magistrature aux titulaires de diplômes ayant une relation avec le travail de la justice», a-t-il ajouté.

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