Même en France, il n’est plus possible de manifester contre les dirigeants algériens. Vendredi, la police française a empêché la tenue d’un rassemblement devant  l’appartement parisien d’Amar Saâdani situé au niveau du 50 rue Victor Hugo à Neuilly-sur-Seine, un quartier chic de Paris. 

Les policiers français ont embarqué manu militari Rachid Nekkaz, le politique algérien à l’origine d’un appel à la mobilisation visant à réclamer des explications aux dirigeants algériens au sujet de leurs biens immobiliers dans les quartiers chics de la capitale française. L’homme politique et ses accompagnateurs n’ont pas eu le droit d’observer un sit-in pour crier leur colère face aux soupçons de corruption qui entourent les acquisitions immobilières du patron du FLN.

Il est à rappeler qu’Amar Saâdani avait reconnu lui-même posséder des biens immobiliers dans un quartier luxueux de Paris. En juillet 2015, il confia qu’il avait acheté cet appartement situé à Neuilly-sur-Seine, pour permettre à sa fille malade de se soigner en France. Le chef actuel du FLN ne s’est guère attardé sur la source des fonds qui lui ont permis de s’offrir cet appartement. Et pourtant, l’article 8 du règlement 07-01 de la Banque d’Algérie précise que “la constitution d’avoirs monétaires, financiers et immobiliers à l’étranger par les résidents à partir de leurs activités en Algérie est interdite”.