De nombreuses polycliniques à Oran et centres médicaux souffrent d’une pénurie de vaccins pour les nouveau-nés de 3, 4 et 5 mois. Ceci concerne en particulier, les vaccins contre la poliomyélite, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos et celui contre l’hépatite B, prescrit pour les bébés de 05 mois.Cette situation inquiète les parents des nouveau-nés qui ont ainsi peur de voir leurs progénitures s’exposer aux risques de graves maladies, dans le cas où ils rateraient ces vaccins dans les délais définis sur les carnets de santé. Hier, nous nous sommes rendus dans plusieurs polycliniques de la commune d’Oran, Hassi Mefsoukh et Gdyel où nous avons rencontré de nombreuses mamans n’ayant pas pu faire vacciner leurs enfants pour indisponibilité du produit.

La plupart d’entre elles révèlent que les infirmières leur avaient demandé de revenir dans quelques jours. «Cependant, confientelles, plusieurs semaines sont passées et les vaccins étaient toujours indisponibles. Le manque de vaccins dans les structures de santé publique oblige les parents à se retourner vers le privé et faire ainsi vacciner leurs enfants à un prix très élevé, pouvant aller jusqu’à 3.000 dinars.

D’autres, sont contraints de sillonner en vain les dispensaires des localités environnantes. Cette pénurie de vaccins pour nourrissons vient s’ajouter à celles de plusieurs médicaments qui, dans les officines, connaissent un manque flagrant et les malades se trouvent souvent dans l’obligation de renoncer à leurs traitements ou de les acquérir de l’étranger en contrepartie de fortes sommes d’argent.

Les associations de malades et les parents tirent la sonnette d’alarme sur la rareté récurrente des vaccins qui perturbent le calendrier de vaccination des nouveau-nés. Il s’agit d’une immunisation programmée pour les nourrissons, âgé d’un mois, suite à quoi des rappels sont effectués. Plusieurs bébés n’ont, en effet, pas fait leurs vaccins jusqu’alors à cause de cette rupture de stock et leurs parents éprouvent d’énormes difficultés à se procurer ce produit indispensable. La pénurie ne s’arrête pas là, puisque même le vaccin destiné aux femmes enceintes se fait rare au niveau de certaines polycliniques ou centres médicaux.

Celuici sert à protéger le bébé pendant la grossesse, ainsi que la mère contre d’éventuelles maladies contagieuses, mais aussi afin d’aider celles qui vont accoucher par césarienne. A propos de ce problème, des sources ont expliqué que la pénurie de vaccins constatée dans plusieurs structures de santé à travers la wilaya était due à un dysfonctionnement dans les modalités de distribution.

«Souvent, nous dit-on, les dispensaires de la commune chef-lieu sont approvisionnées en quantités beaucoup plus importantes que celles destinées aux dispensaires des autres communes.» Du côté de la direction de la santé, la chargée de communication explique que le problème se situe au niveau de l’institut Pasteur et ne concerne aucunement le ministère de la santé qui essaie de lui trouver une solution dans les plus brefs délais.

Elle ajoutera que cette pénurie ne touche pas qu’Oran seulement mais tout le pays et elle est constatée depuis 04 ans. Les établissements de santé de proximité ne sont pas approvisionnés en quantités suffisantes et de façon régulière, ce qui provoque des ruptures de stocks, nous explique-t-on.

Notre interlocutrice fera également savoir que des demandes d’approvisionnement étaient quotidiennement envoyées à l’institut Pasteur pour répondre aux besoins urgents et remédier à cette crise dans les plus brefs délais. Il faut savoir que la vaccination protège les enfants contre certaines maladies infantiles les plus meurtrières. Tous les enfants, y compris ceux handicapés, doivent être vaccinés.

Un enfant est immunisé par des vaccins qui sont injectés ou administrés par voie orale, ayant pour but de renforcer les défenses de l’enfant contre les maladies et ne sont efficaces que s’ils sont administrés avant que la maladie ne frappe. Les enfants non vaccinés risquent donc d’attraper la rougeole, la coqueluche ou d’autres maladies meurtrières et ceux qui y survivent sont affaiblis.

Lu sur: presse-dz.com

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