police belge

La Belgique est déterminée à faire le ménage parmi les ressortissants algériens présents sur son territoire. Le secrétaire d’État belge à l’Asile et aux Migrations, Théo Franken, a déclaré, hier dimanche, que l’expulsion des délinquants d’origine algérienne est une nécessité absolue pour son gouvernement.    

Il faut dire que l’attaque à la machette menée, samedi, par un algérien de 33 ans contre deux policiers dans la ville de Charleroi, a suscité toutes les passions. L’assaillant qui séjournait illégalement sur le territoire belge avait, selon un communiqué émanant du cabinet du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken, reçu deux ordres de quitter le territoire chose qu’il n’a pas faite.

Réputé pour être un fervent sympathisant du mouvement néo-nazi et un xénophobe de la première heure, M. Franken issu de la formation politique du «N-VA» n’a pas omis de souligner, dimanche, lors d’une conférence de presse, que  son «gouvernement bat tous les records en termes de renvoi d’étrangers criminels», ajoutant qu’il était «déterminé à poursuivre dans cette voie».

Cela dit, il a souligné le fait que «les retours forcés vers l’Algérie restent problématiques, malgré des années de négociations européennes et bilatérales. Après notre accord conclu avec le Maroc, un autre doit suivre avec l’Algérie, de préférence sous mandat européen», a-t-il ajouté.

«Je proposerais au prochain « kern » (Conseil des ministres restreint) une série de mesures supplémentaires visant à augmenter le nombre de retours forcés d’illégaux. Bien qu’on ait déjà augmenté les capacités d’accueil dans les centres fermés, nous faisons toujours face à un manque de places, et nous devons y remédier», a-t-il conclu.

Il faut souligner que les propos de M. Franken traduisent une volonté profonde du gouvernement belge de répondre de manière très agressive à la problématique des étrangers se trouvant illégalement sur le territoire belge perçus comme étant une menace pour la sécurité du pays.

Massi M.

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