La commission nationale de surveillance des élections locales vient tout juste d’achever son rapport, deux mois après le scrutin de 29 novembre dernier. Le document, qui va être déposé mercredi prochain au ministère de l’Intérieur sera rendu public jeudi lors d’une conférence de presse qui sera animée par le président de la commission, Mohamed Seddiki.

Parmi les constatations relevées par la commission, composée des représentants des partis politiques, on trouve l’épineux problème du vote des militaires. D’autres irrégularités sont mises en cause. A commencer par «la tromperie» des citoyens par « divers moyens », en passant par l’usage de noms de personnes décédées et des erreurs dans la transcription des noms.

Le corps électoral, qui n’a jamais été quantifié, ni remis aux membres de la commission, constitue l’un des plus grands problèmes relevés par le rapport de la Commission. Car, selon des membres de l’équipe de Seddiki, personne ne connait le nombre de votants. Surtout que dans certains bureaux, le nombre de votants est largement supérieur au nombre des inscrits. Pis encore, les recours de la commission n’ont même pas eu de réponse de la commission de supervision.

Dans les recommandations, la commission recommande essentiellement la mise en place d’une commission unique de surveillance des élections. A condition, disent les membres de la commission, que l’instance qui sera mise en place aura la latitude de suivre l’opération électorale du début, c’est-à-dire, de l’inscription du corps électoral jusqu’à la proclamation des résultats. Pour les militaires, la commission recommande un vote par procuration dans leurs communes d’origine pour ceux qui sont en poste le jour du scrutin. La commission recommande également une instance de régulation pour la gestion de l’argent lors des campagnes électorales. Le rapport est bouclé définitivement. Il sera rendu public jeudi prochain.

Essaïd Wakli