manifestants

La police birmane a tiré à balles réelles sur des manifestants lors d’une nouvelle journée de mobilisation ce dimanche. Les Birmans protestent contre le coup d’État militaire ayant eu lieu le 1er février dernier.

Jusqu’à présent, on dénombre six manifestants tués par balle et des dizaines de personnes blessées. Près d’un mois après le coup d’État en Birmanie, la répression policière s’intensifie contre les opposants à la junte.

Les autorités ont graduellement intensifié l’usage de la force pour les disperser, avec des gaz lacrymogènes, canons à eau, balles en caoutchouc et parfois des balles réelles.

À Rangoun, les forces de sécurité ont aussi très vite dispersé une manifestation. « La police a commencé à tirer dès que nous sommes arrivés, a déclaré Amy Kyaw, une institutrice de 29 ans. Il n’y a pas eu un mot d’avertissement. Certains ont été blessés et certains sont toujours en train de se cacher dans les maisons du quartier. »

Dans la ville de Dawei, trois manifestants ont été tués «Il pourrait y avoir beaucoup plus de victimes, car nous continuons de recevoir des blessés», a indiqué un secouriste à l’AFP.

À l’origine de ces troubles, l’arrestation du président et de la cheffe du gouvernement birmans le 1er février dernier. Les militaires ont intégralement repris le pouvoir – qu’ils partageaient pourtant jusqu’ici avec les civils.