sarkozy en prison

L’ancien président français, Nicolas Sarkozy, a été condamné hier à trois ans de prison, dont un an ferme dans l’affaire dite des « écoutes ».

L’ancien président a été déclaré coupable de corruption et trafic d’influence. Ce « jugement extrêmement sévère » et « totalement infondé et injustifié », M. Sarkozy « est calme, mais déterminé à poursuivre la démonstration de son innocence », a assuré Jacqueline Laffont l’avocate de l’ancien président français.

Les faits remontent à 2014. M. Sarkozy était suspecté d’avoir tenté d’obtenir d’un magistrat à la Cour de cassation, Gilbert Azibert, des informations confidentielles le concernant, voire de faire annuler la saisie de ses agendas présidentiels après avoir obtenu un non-lieu dans l’affaire Bettencourt.

Me Azibert, avocat général dans une chambre civile, n’intervenait pas directement dans ce dossier, mais il aurait joué de ses relations. En échange, M. Sarkozy aurait promis d’intervenir en faveur du magistrat pour qu’il obtienne un poste de prestige à Monaco. L’accusation se fondait sur des conversations interceptées par la justice entre l’ancien président et son avocat sur une ligne officieuse – deux téléphones prépayés achetés sous le nom de « Paul Bismuth ».

Le tribunal correctionnel a estimé lundi qu’un « pacte de corruption » avait été conclu entre l’ancien président de la République, aujourd’hui âgé de 66 ans, son avocat Me Thierry Herzog et l’ancien haut magistrat Gilbert Azibert. « La preuve du pacte de corruption ressort d’un faisceau d’indices graves, précis et concordants résultant des liens très étroits d’amitié noués entre les protagonistes », a relevé le tribunal.