Le ministre marocain de l’Économie et des Finances, Mohamed Boussaid et son homologue saoudien, Ibrahim Ben Abdelaziz Assaf, ont signé, mercredi, au Bahreïn, une convention de financement d’un montant de 230 millions de dollars US. Alger avait dépêché des émissaires pour tenter de convaincre le monarque saoudien de ne pas investir au Sahara Occidental. Cette démarche s’avère infructueuse, l’Arabie affichant ostensiblement son soutien à la position marocaine.     

Ces financement visent à soutenir plusieurs projets d’infrastructures sur le territoire marocain et au-delà de la ligne de démarcation entre le Maroc et le Sahara Occidental. La démarche adoptée par l’Arabie ne constitue pas un simple soutien financier entrant dans le cadre de la construction de liens durables entre États, mais s’avère être une véritable provocation à l’égard l’Algérie avec laquelle elle entretient des rapports pour le moins tendus depuis quelque temps.

Le Maroc profite d’un accord signé en 2012 avec le Qatar, l’Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats Arabes Unis, stipulant que le royaume chérifien bénéficiera d’une enveloppe d’un montant de cinq milliards de dollars sur cinq ans (2012-2017). Un geste intéressé, intervenant dans une conjoncture marquée par la propagation des révoltes populaires dans les pays arabes. Cet accord est également, un gage de soutien mutuel entre ces monarchies absolutistes.

Alger a tenté à travers une manœuvre diplomatique de convaincre Riyad de ne pas investir au Sahara occidental, mais en vain. Les affinités entre le Maroc et l’Arabie saoudite sont fortes et ont tendance à se consolider, alors que les rapports entre Riyad et Alger se dégradent continuellement. Le royaume wahhabite tente en effet de soumettre la politique étrangère algérienne à sa vision, notamment sur les questions conflictuelles avec l’Iran.

M.M.  

Originally posted 2016-04-07 15:08:42.

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