Le Maroc et le CDH de l’ONU : Candidature Controversée et Bilan Épineux en Droits de l’Homme

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Le Maroc et le CDH de l'ONU : Candidature Controversée et Bilan Épineux en Droits de l'Homme

La scène internationale retient son souffle alors que le Maroc aspire à prendre les rênes du Conseil des droits de l’Homme (CDH) des Nations unies pour l’année 2024. Une candidature qui suscite des interrogations légitimes, notamment de la part de la société civile sahraouie.

Dans un communiqué commun, plus de 20 associations sahraouies des droits de l’Homme expriment leur vive opposition à cette candidature, arguant que le Maroc, en tant qu’État occupant militairement le Sahara occidental, ne répond pas aux critères essentiels pour présider le CDH.

Une Candidature Remise en Question

La candidature du Maroc à la présidence tournante du CDH des Nations unies pour 2024 a déclenché un tollé au sein de la société civile sahraouie. Ces organisations des droits de l’Homme dénoncent un bilan accablant en matière de respect des droits de l’Homme de la part du Maroc. En tant qu’État occupant militairement le Sahara occidental depuis 1975, le Maroc fait face à des accusations de violations flagrantes des droits de l’Homme sur ces territoires.

Le communiqué de la société civile sahraouie souligne que le Maroc, en refusant de coopérer avec les instances de l’ONU, ne peut prétendre à présider le CDH. Ce poste implique la gestion des milliers de plaintes relatives aux droits de l’Homme provenant du monde entier. Pour ces défenseurs des droits de l’Homme, accorder cette présidence au Maroc serait une incongruité flagrante.

Un Bilan Encombrant

Les représentants de la société civile sahraouie mettent en lumière les actions du Maroc depuis qu’il est devenu membre du CDH en 2022. Au lieu de progresser vers une meilleure protection des droits de l’Homme, le Maroc aurait intensifié ses intimidations envers les journalistes, les opposants politiques et les militants des droits de l’Homme. Cette répression accrue suscite des inquiétudes légitimes quant à la capacité du Maroc à remplir les exigences d’une présidence au CDH.

Pourtant, c’est sur les territoires sahraouis occupés que les pires violations des droits de l’Homme se produisent. La situation des droits de l’Homme dans ces régions serait devenue dramatique, selon le communiqué de la société civile. Les huit dernières années ont été marquées par le refus catégorique du Maroc de permettre la visite du Haut-Commissaire des droits de l’homme de l’ONU et d’autres observateurs internationaux.

 Un Défi pour le CDH

La candidature du Maroc à la présidence du CDH des Nations unies pour 2024 soulève de sérieuses préoccupations quant à la crédibilité de l’organe de l’ONU chargé de protéger les droits de l’Homme dans le monde. Alors que les défenseurs des droits de l’Homme critiquent le bilan du Maroc en matière de droits de l’Homme, le CDH est confronté à un défi de taille : faire preuve d’indépendance et de fermeté dans sa prise de décision.

La délibération sur la candidature du Maroc promet d’être houleuse et révélatrice du degré d’engagement de la communauté internationale envers la protection des droits de l’Homme. Au-delà des jeux diplomatiques, c’est la voix de ceux qui subissent les violations des droits de l’Homme au Sahara occidental qui doit être entendue et respectée.

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