Le rassemblement des militants contre le 4eme mandat d’Abdelaziz Bouteflika à Alger a été écourté en raison d’une forte présence policière. Plusieurs activistes s’étaient donné rendez-vous la place Audin située face à la faculté centrale d’Alger pour dire non à la candidature d’Abdelaziz Bouteflika. 

Militants, citoyens lambda, cyber-militants, membres de partis politiques ont participé ce matin au rassemblement contre un 4e mandat d’Abdelaziz Bouteflika et le décideurs de l’ombre du DRS. Dès 9 heures du matin, un important dispositif policier avait été déployé. Chargés de vérifier l’identité des passants, ils ont contrôlé de nombreux citoyens et ont commencé à arrêter des personnes à partir de 9 H30 « pour vérification », nous a-t-on indiqué avant même que le mouvement ne soit lancé.

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A partir de 10 H de nombreux journalistes et policiers étaient sur les lieux pour assister à la manifestation. Au total environ une quarantaine de manifestants avaient fait le déplacement, pour une centaine de fonctionnaires de la DGSN (en uniforme et en civil). Auxquels ce sont ajoutés des citoyens témoins de la scène.

Le mouvement a été très vite étouffée par les policiers qui ont tenté de contrôler le rassemblement parfois de manière violente.  « Pouvoir assassin », « on en a marre », « dégagez ! » ou encore « non à un 4e mandat, non au DRS » , ces cris ont été rapidement étouffés et les manifestants ont à peine eu le temps de crier leurs autres slogans et expliquer leurs revendications. Munis pour certains de tee-shirt anti- 4eme mandat, se sont tous retrouvés tous embarqués dans les camionnettes de la police algérienne.

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Au total entre 40 et p 50 personnes ont été arrêtées : militants, passants, membres de partis politiques ou journalistes. Emportés par les policiers sans distinction. A 11 heures, les derniers des manifestants ont été dispersés par les forces de l’ordre qui ont pris complètement possession de la Place Audin et de la rue Didouche Mourad empêchant ainsi toute possibilité d’une contestation pacifique.

 

La Ligue algérienne des droits de l’homme (LADDH) dont plusieurs membres étaient sur place a condamné le traitement qu’on subi les manifestants. « La police a violemment dispersé le rassemblement pacifique qui devait se tenir aujourd’hui, samedi 01 mars 2014 devant la Faculté centrale de l’Université d’Alger en plein centre ville. Exprimant leur rejet du 4eme mandat pour le président sortant, des dizaines de personnes ont été malmenées et arrêtées par les forces de l’ordre, en uniformes et en civils. Des journalistes et des membres de la LADDH sont parmi les personnes arrêtées. » Elle « dénonce avec énergie, ces arrestations musclées, visant à empêcher des citoyennes et des citoyens à exercer leurs droits d’expression et de rassemblement pacifiques. Ces pratiques reflètent la dégradation perpétuelle de l’état des libertés et des droits de l’Homme en Algérie, malgré « la levée » officielle de l’état d’urgence. »

A l’heure actuelle 22 personnes sont encore retenues dans une quinzaine de commissariats à Alger.

Originally posted 2014-03-01 11:08:29.

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