Procès Khalifa Bank : 20 ans de prison requises contre Abdelmoumene Khalifa

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Rafik Khalifa
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Après audition de tous les accusés hier lors du procès en appel de la Khalifa Bank, le procureur de la République a requis 20 ans de prison ferme contre le mis en cause.

Le représentant du parquet général près le Tribunal criminel de la Cour de Blida a requis, lundi, une peine de 20 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de DA, contre l’accusé principal dans l’affaire Khalifa Bank, Abdelmoumene Rafik Khalifa, ancien PDG du Groupe Khalifa, avec la confiscation de l’ensemble de ses biens.

Au deuxième jour du procès en appel de 15 accusés dans l’affaire Khalifa Bank, le procureur général adjoint, Lesnami Noureddine, a requis, après l’audition de tous les accusés, une peine de 20 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de DA contre l’accusé principal, Abdelmoumene Rafik Khalifa, avec la confiscation de l’ensemble de ses biens.

Une peine de 10 ans de prison ferme a été, par ailleurs, requise contre l’ex-gouverneur de la Banque d’Algérie, Abdelouahab Keramane, avec la confiscation de ses biens saisis, outre une peine de 5 ans de prison contre son frère Abdennour et sa fille Yasmine, avec la confiscation des biens saisis.

Le procureur général adjoint a également requis une peine de 8 ans de prison assortie d’une amende de 500.000 DA contre l’ex-directeur de l’agence principale de la Banque de développement local (BDL) de Staoueli, Mourad Issir Idir, avec saisie de ses biens.

Des peines allant de deux ans de prison assortie d’une amende de 5.000 DA à 8 ans de prison assortie d’une amende de 500.000 DA ont été requises contre les huit autres accusés.

Le représentant du parquet a aussi requis l’application de la loi concernant les cas de chacun des accusés Ighil Meziane et Aoun Ali, parallèlement à la confiscation de l’ensemble des biens des accusés objets de saisis.

Auparavant, la présidente du tribunal a auditionné le reste des accusés dans cette affaire. Ils ont nié toutes les charges retenues contre eux, dont notamment le « trafic d’influence », « abus de confiance », « corruption », et « falsification de documents officiels ». Ils ont, aussi, affirmé que toutes leurs transactions avec la banque étaient légales, tout en niant avoir bénéficié d’un quelconque privilège auprès du PDG de Khalifa Bank.

L’expert-comptable Hamid Foufa a présenté son témoignage dans cette affaire après avoir prêté serment. Sachant que la demande de pourvoi en appel dans l’affaire Khalifa Bank a été acceptée en raison de la non-prestation de serment de ce dernier (Hamid Foufa), ainsi que du liquidateur de la Banque, Moncef Badis, lors du procès tenu en novembre 2020.

Dans son témoignage à l’occasion, M. Foufa a déclaré que la 1re et 2e expertise réalisées par lui, suite à sa désignation sur ordre du juge d’instruction du tribunal de Cheraga, après la découverte d’un trou financier à la caisse principale de la banque ont permis la mise à jour d’un trou financier global de cinq (5) milliards de DA, tant au niveau de la banque que de ses agences.

Il a également signalé avoir constaté de « nombreux dépassements » dans la gestion de la banque, liés notamment à « l’absence d’écritures entre agences » attestant de la destination des fonds transférés à partir de la banque. M. Foufa a souligné que « le principal accusé dans l’affaire, Abdelmoumene Khalifa agissait, avec les fonds déposés par les clients, comme s’il s’agissait de son propre argent, en effectuant des retraits à chaque fois qu’il le voulait ».

La session du tribunal s’est poursuivie, dans l’après-midi, avec les plaidoiries de la défense.

AF/ APS

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