En Tunisie, un groupe de chômeurs détenteurs de diplômes universitaires a menacé de braver les frontières et d’entrer en Algérie à pied, si les autorités ne daignaient pas leur garantir le droit à la dignité et au travail.     

Brandissant des pancartes sur lesquelles ils ont réclamé « travail, liberté, dignité et patriotisme », ces jeunes de la région de Jendouba se sont rendus à Ain Draham, à 40 kilomètres au nord de la ville dont ils sont issus, pour atteindre le poste frontière de Babouche afin de passer du coté algérien dans le cas où les autorités tunisiennes ne répondaient pas à leurs revendications, a rapporté le média tunisien Jawhara FM sur son site internet.

Et d’ajouter que la porte-parole du mouvement, Sarah El Arkabi a expliqué que cette démarche n’est qu’une réaction à la précarité à laquelle sont confrontés les jeunes diplômés de la région.

Ce mouvement de protestation s’est également insurgé contre le président tunisien Kaïs Saïed, qui a récemment gelé les dispositions de la loi 38-2020, portant dispositions dérogatoires pour le recrutement dans le secteur public, qui prévoyait que «les titulaires de diplômes supérieurs au chômage depuis dix ans et plus, et qui sont inscrits aux bureaux de l’emploi, soient recrutés dans la fonction publique».