Ce que le quotidien espagnol El Pais a publié sur un Algérien, le nommé Saïd Sahnoune, notamment sur ses premiers pas comme espion travaillant avec le Mossad, n’est qu’une petite révélation d’une vraie machine d’espionnage où beaucoup d’Algériens sont enrôlés au sein des services secrets israéliens. On parle ici des Algériens devenus «collabos» avec le Mossad, tels que le jeune Isaâd de Maghnia qui a été recruté par Israël à partir de l’adresse IP de son PC.

Le recrutement des jeunes Algériens se fait par le bureau «Hamisard», très connu dans le monde pour être le canal des recrutements des jeunes talents arabes pour devenir des espions au service d’Israël. Jeunes et pétris de qualités dans le domaine de l’informatique, des Algériens sont devenus de grands hackers. Ils ont pu défier la chronique en piratant les sites de grandes sociétés françaises, belges et égyptiennes, alors que certains ont carrément «dérobé» ceux de certains ministères français et israéliens. Ils ont fini par être recrutés par les services de sécurité israéliens, le Mossad. Saïd Sahnoune, M. Isaâd et d’autres, ce sont là quelques noms d’Algériens qui ont endossé les rangs du Mossad pour devenir des espions au service d’Israël.

C’est notamment le cas d’un journaliste algérien, le nommé Saïd Sahnoune. Ce dernier a été repéré par le Mossad avant de devenir son espion. Il a été contacté, pour la première fois, par le Mossad en 1998, après qu’il a publié un article sur le Premier ministre israëlien Yitzhak Rabin en 1995 dans un quotidien béninois qu’il avait créé au Bénin. Ce premier contact a été le véritable départ d’une longue relation entre le journaliste algérien et le Mossad, témoigne le jeune Algérien au quotidien espagnol El Pais. Les relations entre lui et le Mossad se sont développées à tel point que l’Algérien a été convié à se rendre à Tel-Aviv pour discuter sur un éventuel «travail» comme collabo avec le Mossad. Chose qui avait beaucoup intéressé Saïd Sahnoune.

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C’est ainsi qu’il est devenu un espion. Sahnoune a passé tous les tests avec succès et a finalement été recruté par le Mossad. Mais ce n’est qu’après un essai de deux semaines à Tel-Aviv qu’un chef du Mossad, Sami, s’était identifié en acceptant de dîner avec lui. Le journaliste algérien affirme avoir posé certaines conditions à ses nouveaux employeurs, à savoir ne pas travailler contre son pays et ne pas tuer quelqu’un, lesquelles conditions ont été acceptées. La collaboration de Saïd Sahnoune avec le Mossad débute lorsqu’il a effectué un voyage à Bangkok, où les fonctionnaires de l’ambassade d’Israël lui avaient proposé de se rendre, une nouvelle fois, à Tel-Aviv pour engager le processus de recrutement et de formation.

En usant de sa qualité de journaliste, il espionnait pour le Mossad à Abidjan en Côted’Ivoire. Il était chargé de la surveillance de la colonie libanaise chiite en Afrique de l’Ouest. Sahnoune espionnait également en Tunisie, mais surtout au Liban après le retrait d’Israël du sud du pays qu’il occupait jusqu’en 2000. Selon le journaliste algérien, le Mossad s’intéressait à un Libanais qui avait travaillé pour l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), ainsi qu’à un ancien ambassadeur du Liban, un militaire et un couple de chiites dans le Sud. Il avait établi des contacts avec eux pour savoir si ces personnes se rendaient en Europe ou si elles pouvaient être invitées à un événement en Europe.

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