France – Algérie: Culture et statut de la langue française… Dossiers non divulgués sur la visite de Macron ce jeudi

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président français Emmanuel Macron
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France – Algérie: La visite du président français Emmanuel Macron, attendue ce jeudi en Algérie, revêt un intérêt particulier, car les cercles français la considèrent comme la visite la plus sensible d’un président français en Algérie et la plus importante car elle intervient après une période d’éloignement et de détérioration de relations entre les deux pays, suite aux propos provocateurs de Macron envers la mémoire, dans lesquels il niait l’existence d’une nation algérienne avant le colonialisme et finissait par retirer l’ambassadeur.

La visite de 72 heures de Macron sera la plus riche en discussions économiques et stratégiques, notamment à la lumière de la guerre d’Ukraine, qui a aggravé la crise énergétique en Europe.

La France refuse toujours de le livrer, outre le dossier des essais nucléaires en le désert algérien, sur lequel l’Algérie a remis un rapport officiel détaillé aux Nations Unies sur les victimes des mines coloniales françaises en Algérie, au Musée de l’Homme à Paris et le canon de Baba Marzouk, ainsi que le règlement du dossier des disparus lors de la révolution de libération , dont le nombre est d’environ deux mille 200 disparus, selon certaines estimations.

Il n’est pas non plus exclu que le dossier de la langue française prenne une part importante dans les discussions entre les deux pays, lors de la visite du président français, surtout après la démarcation de la décision d’enseigner l’anglais en troisième primaire, qui selon certains observateurs est considérée comme tirant l’herbe sous le pied des Français et cet aspect est très sensible à la France, étant garante de la permanence et de la continuité de ses intérêts culturels en Algérie, auxquels elle tient, peut-être plus qu’économiques, en afin d’assurer la pérennité de sa présence culturelle et intellectuelle en Algérie, qui constitue une porte d’entrée vers l’Afrique, notamment à la lumière de la guerre de « leadership » et de la recherche d’un contrôle et d’une influence plus étroits sur la côte africaine.

La France n’a pas seulement peur de perdre ses privilèges économiques en Algérie, mais elle tient aussi à préserver son rayonnement culturel, qu’elle travaille de toutes ses forces pour le préserver car elle sait très bien que ses intérêts sont protégés tant qu’elle est culturellement et linguistiquement dominante. Politiquement et économiquement, elle l’est, bien que le français ne soit pas une langue officielle en Algérie, mais il n’est pas non plus complètement étranger et Paris utilise généralement cette porte pour souligner que l’Algérie est un « arrière-jardin » pour protéger son patrimoine linguistique et culturel. influence en Afrique.

La France a cherché de toutes ses forces à inclure l’Algérie dans l’Organisation de la Francophonie, Le défunt président Bouteflika a participé au Sommet de Beyrouth en 2008 en tant que membre observateur, mais le Sénat français avait déjà publié un rapport en 2017, dans lequel il s’interrogeait sur les raisons de Non-adhésion de l’Algérie à l’Organisation des pays francophones malgré la large diffusion de cette langue.

En ce sens, Paris a toujours cherché, à travers ses institutions en Algérie, à renforcer cette hégémonie, et à travers le Centre culturel français, dont elle a fait un institut pour valoriser ses performances.

Dans le même contexte, la France ne manque aucune possibilité de resserrer et de maintenir ce rayonnement culturel et linguistique en tissant des ponts avec l’élite ou certaines institutions universitaires et culturelles en Algérie, et il est certain que Macron n’est pas prêt à négliger l’héritage de son ancêtres et consacrera une partie de sa visite à soulever ces problèmes.

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