lutte contre la contrebande

La contrebande entre l’Algérie et la Tunisie va bon train. Le trafic de carburant est tel que 25% la consommation des automobilistes tunisiens provient de ce commerce informel  d’après un dernier rapport de la Banque Mondiale. 

Les prix attractifs de l’Algérie en matière de carburant fait le bonheur des automobilistes tunisiens. En effet ces derniers consommeraient une quantité importante d’essence en provenance du pays voisin. Une étude de la Banque mondiale, intitulée « L’estimation du commerce informel à travers les frontières terrestres de la Tunisie » révèle que près d’un quart de leur essence provient  de l’Algérie, surtout de l’importation informelle.

Ce commerce aurait augmenté en raison d’une augmentation importante du prix de l’essence à la pompe en Tunisie. Ainsi l’Algérie par rapport à sa voisine pratique des prix très bas grâce aux subventions de l’Etat algérien à l’inverse de la Tunisie, où le niveau d’aide est bien moindre, ce qui donne un écart de plus en plus élevés entre les deux pays.

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La Banque Mondiale estime à 921 600 m3 la quantité d’essence importée illégalement depuis l’Algérie chaque année. Il s’agit du commerce informel principal, sur les 3000 transporteurs impliqués dans la contrebande à la frontière algéro-tunisienne, 60 % d’entre eux transportent essentiellement de l’essence. Des contrebandiers qui risquent pourtant très gros en pratiquant ce commerce car tout personne surprise est passible de deux à dix  ans de prison et d’une amende de 200.000 à 1.000.000 de DA.

Une perte conséquente pour les deux pays, l’Algérie perd de sa ressource au profit des automobilistes tunisiens, et les stations d’essence tunisiennes sont concurrencées et perd également en frais de douanes.