L'ex-porte-parole du Tribunal pénal international condamnée pour avoir divulgué des informations

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L’ancienne porte-parole du procureur du Tribunal pénal international (TPI) pour l’ex-Yougoslavie, Florence Hartmann, a été condamnée lundi à La Haye à 7.000 euros d’amende pour avoir divulgué des informations confidentielles.

« Il faut dissuader l’accusée ou toute personne de divulguer à l’avenir des informations confidentielles », a déclaré le juge Bakone Moloto en rendant le jugement à l’encontre de Mme Hartmann, reconnue coupable d’outrage à la cour.

Mme Hartmann était poursuivie pour avoir publié dans son livre « Paix et châtiment » le contenu de deux décisions confidentielles du TPI, qui auraient permis selon elle de prouver l’implication de la Serbie dans le génocide de Srebrenica (est de la Bosnie) qui a coûté la vie à près de 8.000 musulmans en 1995.

L’accusation avait requis une amende de 7 à 15.000 euros à son encontre. Le procès s’était déroulé du 15 au 17 juin et du 1er au 3 juillet à La Haye.

Ancienne correspondante du Monde dans les Balkans, Florence Hartmann a été la porte-parole du procureur du TPI Carla Del Ponte de 2000 à 2006.

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