Le Syndicat national des corps communs et des ouvriers professionnels de l’Education nationale, a annoncé le lancement d’un mouvement de grève massif qui promet de paralyser, à nouveau, le secteur de l’Education nationale, à partir du 11 mai prochain et pour une durée de trois jours.

La tumultueuse période de débrayages que connait le département de Benghebrit ne semble pas toucher à sa fin. Pour preuve, le Syndicat national des corps communs et les ouvriers professionnels de l’Education nationale a annoncé le lancement, à partir du 11 mai prochain et pour une durée de trois jours, d’un nouveau mouvement de grève. Par ce préavis, le syndicat manifeste son mécontentement quant à l’échec de sa dernière réunion avec des représentants du ministère de l’Education, ayant eu lieu le 15 avril dernier et pendant laquelle, les syndicalistes, dénoncent « la non-prise en considération de leurs plateforme de revendications ».

Dans ce sens, le président du Syndicat national des corps communs et les ouvriers professionnels de l’Education nationale, Ali Bahari a souligné, dans une déclaration au quotidien El Khabar, que son syndicat « a tenu une réunion extraordinaire hier samedi, après leur réunion avec le ministère mercredi dernier qui a connu un échec ». Selon lui, le ministère a refusé de prendre en considération les doléances de 130 000 travailleurs. Ali Bahar a, par ailleurs, annoncé que les représentants syndicaux ont pris la décision de « mener un mouvement de mobilisation massive, à partir du 11 mai prochain, suivi par des sit-in devant les sièges des wilayas ainsi qu’au niveau des directions régionales de l’éducation à Blida, Oran, Annaba et Ouargla. « Un Conseil national se tiendra juste après la fin de ce mouvement de déblayage pour l’évaluer et annoncer de nouvelles décisions », a ajouté M. Bahar.

Le syndicat, conscient d’annoncer son mouvement de grève dans une conjoncture délicate pour les élèves, en pleine préparation pour les examens du troisième semestre, rejette la responsabilité de cette situation sur le laxisme du ministère qui fait, selon lui, « la sourde oreille », en refusant d’écouter les revendications des employés.

La solution demeure, d’après M. Bahar, dans la prise en charge des revendications des employés de l’Education nationale, principalement l’amélioration de la situation socio-professionnelle de ces derniers.

Nourhane S.