Face à l’augmentation des prix des carburants, l’Organisation algérienne de protection et d’orientation du consommateur et son environnement (APOCE) a décidé d’interpeller les citoyens sur l’importance de l’usage du gaz de pétrole liquéfié (GPL) comme alternative bon marché. 

Intervenant lors d’une journée d’information consacrée à ce thème, les responsables de l’APOCE ont mis l’accent sur la nécessité de généraliser l’usage du gaz de pétrole liquéfié (GPL) comme carburant. À ce propos, le président de l’APOCE, Mustapha Zebdi, a souligné, hier mercredi, que son association a élaboré une dizaine de propositions visant à remplacer les autres carburants, plus chers depuis le début de l’année, par le GPL. À cet effet, M. Zebdi a indiqué que ces propositions seront proposées au Premier ministère.

Soulignant que le nombre de véhicules roulant au GPL en Algérie, à savoir 200 000 véhicules, demeure insignifiant dans un pays où le parc automobile dépasse les six millions d’unités et où le gaz naturel est la première ressource énergétique, M. Zebdi a précisé que son association prône «la levée des taxes douanières sur l’ensemble des composants entrant dans la fabrication des équipements GPL pour les véhicules».

Parmi les autres propositions à soumettre au Premier ministère, l’APOCE propose l’application effective de la réglementation imposant aux concessionnaires de proposer des véhicules GPL à hauteur de 10% par rapport à leur offre. « Seulement trois concessionnaires respectent actuellement cette disposition légale », a déploré le président de l’APOCE.

Consciente également de la défaillance en matière de stations-service GPL, l’association recommande la généralisation de ce type de stations, la mise en place de dispositifs facilitant la création de nouvelles entreprises spécialisées dans l’installation de réservoirs à gaz.

Enfin et pour convaincre le plus grand nombre d’automobilistes à adhérer à cette alternative, l’association prévoit le lancement d’une campagne de sensibilisation en direction du public. L’objectif est de mettre un terme aux idées reçues sur le GPL, notamment celle tendant à faire croire que les véhicules roulant avec ce carburant sont de véritables bombes à retardement, au point où certains responsables de parking en interdisent l’accès.

De son côté, le directeur général d’une entreprise privée d’installation d’équipements GPL prévoit la multiplication des véhicules à réservoir GPL en 2016 par rapport à l’année dernière. « Il est ainsi prévu d’atteindre les 50.000 véhicules à réservoir GPL par an, contre 15.000/an auparavant », a-t-il affirmé.

Nourhane S.