La Caisse nationale de l’assurance sociale (CNAS) fait part de son intention de lutter sérieusement contre les fraudes aux assurances, notamment en matière des «arrêts de travail de complaisance».

Le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité  sociale, Mohamed El Ghazi, a indiqué, hier, qu’il y a près de 0.7% d’assurés sociaux ayant bénéficié de certificats médicaux de complaisance qui ont bénéficie d’indemnisations de la CNAS. Or, cette dernière a pu déterminer qu’il y eu complaisance dans la délivrance de leurs certificats d’arrêts de travail. La CNAS a décidé, par conséquent, de lancer des poursuites judiciaires contre les concernés. «Des poursuites judiciaires seront engagées tant contre les assurés fraudeurs que contre les médecins complaisants, qui ont accordé des congés de maladies sans considération aucune pour la déontologie professionnelle et médicale», a encore déclaré le Ministre, qui n’a pas omis, dans le même ordre, de préciser que la Caisse devrait surtout regarder de très près les arrêts de travail pour des maladies «nerveuses et psychiques».

Pourtant, les médecins sont de moins en moins enclins à délivrer des arrêts de travail de plus de trois jours. Dans ces cas là (plus de 3 jours), il y a un contrôle systématique de la part de la CNAS. Mais il faut croire que certains s’y aventurent toujours. Si à priori, le taux de 0.7% parait faible, le ministre a estimé que le montant est important pour la CNAS.

Elyas Nour

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