Au niveau des collectivités locales, la facture d’électricité la plus salée est celle des mosquées. C’est ce qu’a indiqué, aujourd’hui, le ministre de l’Intérieur et des Collectivités Locales, Nourredine Bedoui, lors d’un colloque organisé à Alger portant sous le thème: «Les collectivités locales au cœur de la transition énergétique». Le premier responsable du secteur n’a pas avancé de chiffre mais a préconisé d’opter pour une «autre manière de consommer de l’énergie». Les infrastructures scolaires sont l’autre gros consommateur au niveau des collectivités locales. Au mois de mars dernier, le ministre de l'Energie, Mustapha Guitouni, avait indiqué que "80% de l'énergie produite est consommée au niveau des Collectivités locales". Et la plus grosse part concerne l’éclairage public. Si les communes ne peuvent pas se passer de ce dernier bien évidemment, il en est autrement de certains réflexes. Dans beaucoup de cas, les lampes des mosquées et des écoles restent allumées pendant des heures sans que la nécessité l’oblige. «La facture de l'éclairage public au niveau des Collectivités locales, à travers tout le territoire national, s'élève annuellement à 13 milliards de dinars alors que les créances non payées sont estimées de 4,8 milliards de dinars», avait indiqué un responsable du ministère de l’Intérieur. En somme, les mairies consomment beaucoup d’énergie et ne payent pas leurs factures. Et, au-delà de la rationalisation de la consommation de l’énergie, cela met dans la difficulté la Sonelgaz.

Elyas Nour

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