Comme à la veille de chaque 5 juillet, Abdelaziz Bouteflika vient de décider de gracier de nombreux détenus. Ce samedi, un communiqué de la Présidence de la République nous apprend que Bouteflika a adopté des mesures de grâce qui s’appliquent sur  « les personnes détenues et non détenues condamnées définitivement » et les « détenus condamnés définitivement qui, à l’issue d’une formation durant leur détention, ont subi avec succès des examens scolaires, universitaires ou de formation professionnelle ». 

Cependant, « ne sont pas concernées par ces mesures de grâce présidentielles, les personnes condamnées définitivement pour actes terroristes ou de subversion, pour vols et vols qualifiés, pour détournement de deniers publics ou privés, pour corruption, pour contrebande et trafic de monnaie, pour assassinat et homicide volontaire, pour viols et pour trafics de stupéfiants », précise le communiqué de la Présidence de la République. Cette source ne précise pas le nombre exact des prisonniers qui vont bénéficier de cette grâce présidentielle. Mais, selon plusieurs sources concordantes, leur nombre avoisinera les 5000 prisonniers comme en 2013. Il est à préciser que ces mesures de grâce ne font pas l’unanimité au sein de l’institution judiciaire. De nombreux juges et cadres du ministère de la Justice estiment que cette grâce présidentielle impacte négativement sur la lutte contre la criminalité.  Et pour cause, en 2012 environ 40 000 prisonniers ont été graciés par Abdelaziz Bouteflika. Et parmi ces derniers 800 prisonniers avaient récidivé. Certains ont commis des crimes abjects suscitant l’indignation de l’opinion publique.

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