La situation est très tendue à Laghouat, une ville située à plus de 400 Km au sud d’Alger. Vendredi, des affrontements opposant des jeunes manifestants aux forces  anti-émeutes ont éclaté au niveau des quartiers populaires  Kasr El Bazaïm et Kasr El Ferroudj. Et pour disperser les jeunes en colère qui ont manifesté contre la répression policière dont ont été victimes mercredi dernier des chômeurs de cette ville lors d’un rassemblement pacifique tenu devant le bureau l’Agence nationale de l’emploi (Anem), les Policiers n’ont pas hésité à utiliser des bombes lacrymogènes et des balles en caoutchouc.

Selon le président du bureau local de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), Yacine Zaïd, les affrontements ont éclaté juste après la prière du Vendredi. « Les jeunes de Laghouat sont en colère contre les autorités locales qui répriment à tort et à travers toute personne qui ose demande ses droits sociaux. Ce traitement policier a suscité la colère de la population de Laghouat », a-t-il expliqué dans une déclaration à Algérie-Focus. D’après notre interlocuteur, les manifestants ont exigé la libération des 18 militants et chômeurs qui ont été présentés jeudi devant le parquet de la République et qui seront poursuivis en justice pour attroupement, incitation à attroupement et destruction de biens d’autrui. Pour les manifestants dont la plupart sont des chômeurs qui se disent eux-aussi victimes du népotisme et de la corruption de l’administration locale, ces 18 concitoyens ont manifesté pacifiquement contre les injustices et et la discrimination à l’embauche. Et en guise de réponse à ces revendications, les policiers  ont fait un usage excessif  des balles en caoutchouc et des bombes lacrymogènes.

Originally posted 2013-02-22 17:53:09.

Article précédentConsommation: « Tango », la bière préférée des Algériens
Article suivantLe président polonais tué dans un accident d'avion en Russie