Me Saheb

Revenant sur l’affaire de l’étudiant Walid Nekkiche, Me Saheb, l’un des avocats de l’ex-détenu a évoqué une affaire « extrajudiciaire et à base d’accusations préfabriquées ».

Me Saheb a fait remarquer que lors de l’audience lundi, les débats on démontré que le dossier d’accusation « ne repose sur aucun fait matériellement établi ». Selon lui, l’élément qui revient dans le dossier « était d’une insoutenable légèreté et repose sur des aveux soutirés sous la torture ».

S’agissant des révélations sur la pratique de la torture, l’avocat a dit « qu’au-delà de préjudice matériel », son mandat avait également subi un « préjudice moral de fait qu’il a subi des sévices sexuels ». « Il a été souillé dans son intimité et sa dignité », a-t-il dit.

L’avocat a indiqué qu’une plainte a été introduite en juin 2020. Une plainte restée sans suite, a-t-il déploré. Et d’ajouter que « le procureur de la République est légalement obligé d’ouvrir une information judiciaire dès qu’une victime révèle avoir fait l’objet de torture ».

« Paradoxalement, au lieu d’aller dans le sens de cette obligation, nous avons vu que ce représentant de l’ordre public réclamer la réclusion à perpétuité », s’est-il indigné.

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