La Ligue algérienne des droits de l’homme (LADH) a épinglé les autorités et le gouvernement pour leur mauvaise gouvernance. « L’Etat dans notre pays est un Etat-système qui vit une crise critique multidimensionnelle, conséquence de plusieurs causes, constituant dans leur ensemble une obstruction à la construction d’un Etat moderne, ayant pour mission de générer un mode de gouvernance qui assurera le développement humain durable », a dénoncé ainsi cette organisation dans son Rapport 2012 sur la gouvernance et les droits de l’homme en Algérie.

Un rapport dans lequel (LADH) a rappelé que « le mouvement contestataire des citoyens, les grèves récurrentes des secteurs de l’éducation et de la santé, la fraude électorale sont autant de taches noires qui ont contribué à forger à l’institution cette image d’institution inerte ». Présidée par maître Boudjemaâ Ghechir, la LADH estime également que « l’ancien ordre social a cessé d’être viable. Il est urgent de revoir le contrat social et redéfinir le rôle des partenaires sociaux en passant par une phase de transition sociale et culturelle ». Enfin, la LADH considère que pour sortir l’Algérie de l’ornière, une décentralisation des pouvoirs devrait être mise en œuvre et ce afin de donner libre cours aux initiatives de développement local.

Originally posted 2012-12-10 12:31:50.

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