FFS

Au lendemain de la désignation d’un nouveau premier secrétaire, le Front des forces socialistes (FFS) a fait connaître ses propositions pour une « conférence d’entente nationale ».

Dans un document portant sur la résolution politique de son Conseil national, le FFS affirme que le consensus national « n’est pas défini à l’avance par l’un ou l’autre de ces acteurs, à travers une plateforme ou un programme, mais sera construit par l’ensemble des parties, dans un cadre neutre transparent permettant à chaque acteur, du système et de l’opposition, d’avancer ses propositions pour une meilleure gouvernance du pays sur le plan politique, économique, social, culturel et environnemental ».

Mais le parti admet que le succès d’une telle initiative n’est pas garanti. Il estime « qu’il y a des incertitudes liées à la conjoncture politique nationale qui ne permettent pas d’identifier le ou les acteurs au sein du régime en mesure d’engager le système dans la reconstruction du consensus national et que les conditions ne sont donc pas encore réunies pour pronostiquer le succès de cette initiative ».

Malgré cela, le FFS pense qu’il se doit « de poursuivre [son] combat politique d’opposant au service de la population, car la recherche d’un consensus national n’implique pas l’arrêt de [ses] revendications pour l’amélioration des conditions de vie et de travail des citoyens et n’empêche pas d’interpeller le pouvoir chaque fois qu’il y a violation des libertés individuelles et collectives ».

Il faut rappeler que le FFS a désormais un nouveau premier secrétaire national. Mohamed Nebbou remplace depuis samedi Ahmed Betatache.

Essaïd Wakli