Le secteur de l’Education nationale souffre d’un « déficit flagrant » en matière d’enseignants. L’aveu est des deux ministres directement concernés, à savoir celle de l’Education nationale, Mme Nouria Benghebrit, et celui de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, M. Tahar Hadjar.
Mme Benghebrit, citée par l’APS, a ainsi indiqué que son secteur avait besoin de « 14 000 à 20 000 nouveaux enseignants par an à travers l’ensemble du pays d’ici 2030« . La ministre a tout de même reconnu que son département, n’ayant pas déterminé ses besoins annuels, est responsable de ce manque criant en matière de formation d’enseignants par les écoles supérieures relevant du ministère de Tahar Hadjar. Elle a donc insisté sur la nécessité de trouver des « solutions urgentes » à ce déficit de formation.
Mission impossible, du moins dans les toutes prochaines années, estime M. Hadjar. « Il est impossible de créer des écoles supérieures susceptibles de couvrir tous les besoins durant les trois années à venir », a-t-il indiqué, en réclamant « plus de temps ». En guise de solution provisoire, le ministre suggère l’introduction d’un module de pédagogie dans le cursus des étudiants universitaires désireux d’embrasser une carrière d’enseignant, en attendant le parachèvement des écoles supérieurs en projet.
Les matières techniques, telles les mathématiques et la physique, ainsi que les langues étrangères sont, faut-il le souligner, réputées être les plus affectées par ce déficit. Par ailleurs, les régions de l’intérieur du pays, notamment dans le Grand Sud, sont les plus touchées.