Intervenant devant les députés de l’Assemblée nationale, le ministre de la Santé, Abderrahmanr Benbouzid a annoncé une révision de la loi régissant l’activité de pharmacien d’officine. Le Syndicat national des pharmaciens d’officine (SNAPO), a fini par réagir en dénonçant une décision prise de façon unilatérale. Une grève générale des pharmaciens à travers le pays est, d’ailleurs, prévue pour le 28 février.

Le SNAPO reproche au ministre de la Santé de s’être prononcé sur une question se rapportant directement à son domaine d’activité sans que les concernés n’aient été associés, contrairement à ce qu’a affirmé le ministre.

Dans son intervention à l’APN, Abderrahmane Benbouzid avait fait part de son intention de réviser prochainement la loi sur l’octroi des licences aux pharmacies, tout en déplorant le fait que le texte en question n’ait pas été révisé depuis 2005.

Les propos du ministre ont été au cœur d’une réunion tenue qui s’est tenue hier samedi, siège national du SNAPO à Alger. Les participants ont fait savoir qu’une conférence de presse est programmée pour le 16 février en cours afin d’expliquer à l’opinion publique les motivations de la grève annoncée.

« Les déclarations de Monsieur le Ministre de la Santé devant l’assemblée populaire nationale sur l’activité pharmaceutique et la profession du pharmacien d’officine annoncent des mesures imminentes qui vont toucher aux fondements de la profession », indique le syndicat dans un communiqué.

Et d’ajouter : « Le SNAPO rappelle que l’exercice d’une profession de santé ne doit pas être soumis à des considérations de libre concurrence se basant sur des critères commerciaux ou lucratifs qui risquent de mettre en péril la sécurité sanitaire et la subsistance de la profession ; qui reste avant tout soumise à des règles éthiques et déontologiques répondant à des exigences de santé publique ».

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