Vladimir Poutine (président de la Fédération de Russie), et Olaf Scholz (chancelier d'Allemagne), en conférence de presse au Kremlin à Moscou, le 15 février 2022. © Sergey Guneev/Kremlin Pool/Planet Pix via Zuma Press/Bestimage

Vladimir Poutine a annoncé mercredi que la Russie allait exiger des « pays inamicaux » un règlement des approvisionnements en gaz russe en monnaie nationale le rouble.

Pour le président russe, il s’agit d’une riposte au gel des avoirs russes à l’étranger, notamment ceux de la banque centrale de Russie dont les réserves en devises ont fondu à la suite des sanctions occidentales prises en raison de l’invasion russe de l’Ukraine.

« J’ai pris la décision de mettre en œuvre un ensemble de mesures pour passer au paiement en rouble de notre gaz livré aux pays hostiles, et de renoncer dans tous les règlements aux devises qui ont été compromises » a-t-il dit lors d’une réunion gouvernementale.

La décision prise par les autorités russes sera lourde de conséquences à terme au regard de l’ampleur des quantités d’hydrocarbures importées de Russie par les entreprises européennes.

Selon le Centre for Research on Energy and Clean Air (Crea), le montant des flux entre le Kremlin et l’Europe depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie s’élève à 16,8 milliards d’euros (soit 646 millions par jour). Dans le détail : 10,6 milliards d’euros pour le gaz, 5,77 pour le pétrole (brut et raffiné) et 438 millions d’euros pour le charbon.

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