Après 1 h 50 d’interrogatoire, il est sorti sous une salve d’applaudissements. Le réalisateur José Chidlovsky n’est pas venu seul, hier matin, à sa convocation dans les bureaux de la police de l’air et des frontières (PAF). Des militants de la Ligue des droits de l’homme et du Réseau éducation sans frontières, des élus socialistes aussi, étaient là en renfort pour soutenir ce symbole de la « chasse aux aidants ».

En hébergeant l’un des personnages de son dernier documentaire, une jeune sans papiers d’origine algérienne, José Chidlovsky s’est rendu coupable du délit d’ « aide au séjour de personne en situation irrégulière ». « En fait, on a proposé à une jeune fille en détresse en train de passer son BEP de vivre avec nous », raconte Rabeha Elbouhati, coréalisatrice du documentaire et compagne du « délinquant ». Un bon client pour les policiers puisqu’il a tout avoué : « Je leur ai dit que je l’ai fait et que je le referai ! » L’issue des poursuites dépend désormais du parquet de Toulouse. Le documentariste espère aller au procès. Même s’il a peur que ses héros, « qui n’ont rien demandé », ne soient victimes d’un « amalgame ». En attendant, Le Journal des sans-papiers, même pas au stade du montage, se taille déjà un succès d’estime. W

Hélène Ménal
20minutes.fr 06 10 2009

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